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Tome septième.
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DEELA CHIN E, LrVv. I. CHAr. VIII. 215LE CoMrzg.

g. I1. 1687

VFoyage de Ning-po à Ching-hyen- fu.

IES partirent de Ning-po le 26. de Novembre au ſoir[1687,] dans desBarques, ſous la conduite d'un Mandarin nommé par le Gouverneur. Le

27 au matin, ils paſſerent par Tu-hau-byen(a), Ville du troiſiéme ordre, de

la dépendance de Schaus- hing. Ses murs renferment une montagne aſſez haute,

ſur Jaquelle Fon ne voit point une ſeule maiſon, excepté vers le pied. Une—epetite Riviére diviſe, par un pont de trois arches[trés-bien baàti,] la partiequi contient un Palais bàti par Li- ko-lau;& vis-à-vis, on voit ſept ou huit

arcs de triomphe, qui touchent preſque les uns aux autres. Au ſoir, les Digues, o

Miſſionaires traverſerent deux digues,& gagnerent un paſſage ou leurs Bar- Pallages d'unques furent levées ſur un talus pavé de pierres fort-larges, du ſommet du- See.ege enquel on les fit gliſſer dans un autre canal, plus haut, qe neuf ou dix pieds,que le niveau de la Riviére. On trouve dans cet endroit quantité d'Quvriersqui ſe louent pour ce travail,& qui le finiſſent dans l'eſpace d'un quart d'heu-re, par le moyen de deux cabeſtans. Tout le Pais n'eſt qu'une plaine vaſte& bien cultivée, qui ſe trouve bordée par d'affreuſes& ſtériles montagnes.Cependant quelques-unes ſont couvertes de pins& de cyprès, qui ſont les ar-bres les plus communs entre Ning-po& Hang-cheu. L'arbre qui produitle ſuif n'y eſt pas plus rare, ſur tout vers Ning-po, ouù l'on men voit preſquepas d'autres. Dans cette faiſon, ils etoient dépouilllés de feuilles, mais char-gés de leur fruit, qui ayant perdu ſa coque, les faiſoit paroitre dans l'éloigne-ment comme couverts de fleurs blanches.

LE 28 au matin, les Miſſionaires traverſérent une ſorte de lac, ou pluü-rõôt un bras de Mer, qui ſe nomme Tſau-bu. Ils s'étoient vüs dans la néceſſitéde louér de nouvelles Barques à leurs propres frais, parce que leur Mandarinleur avoit declareé que mayant aucun ordre de Empereur, il ne pouvoitobliger les Officiers Chinois de leur fournir les commodités du voyage, au-de-là du canton de Ning-po. Le canal ouù ils étoient entrés, a pres de vingt lieuesde longueur. II eſt revêtu, d'un cêté, de grandes pierres plates, longues decinq ou fix pieds,& larges de deux, ſur deux ou trois pouces d'Sẽpaiſſeur.L'eau en eſt fort-pure& fort-claire. Sa largeur eſt de vingt ou trente pas géo-métriques,& quelquefois de quarante, ou davantage. Dans pluſieurs endroitsil vétend en droite ligne'eſpace d'une lieue,& quelquefois de deux. D'un boutà Pautre, on rencontre à certaines diſtances, de beaux canaux qui ſe repan-dent des deux côtés dans la campagne,& qui ſe diviſent en pluſieurs autresbras. IIs forment un grand nombre d'Iifles, qui donnent au Pais l'apparencec'un labyrinthe, juſqu aux montagnes qui bordent ces belles plaines. Un mi-roir n'eſt pas plus égal& pus uni.

Crsr dans cetagréable canton que la Ville de Schau-bing eſt ſituée. Elle eſt Ponts delstraverſée par quantité de canaux, couverts d'un grand nombre de Ponts, qui e.mont qu'une ſeule arche, fort-élévée, mais peu épaiſſe au ſommet. Il n'y paf. H;

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Lac deTſau-hu.

(²⁴) Fui-hau-byen dans la Carte des Jeſuites.