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1.
BovuvvrT.159-3.
Logemens&commodités
de la route.
Kong-quans,ou Hogemensdes SeigneursChinois.
Réceptionqu'on leurLait.
2 5à VO-YANGES DANS L'E M PII R E
toit] le 8 de fuillet 1693, à fix heures du ſfoir. II ſe fit précéder d'un Poſtil-lan, pour avertir le Mandarin qu'il comptoit de le joindre au lieu dont ils é-toient convenus. Mais la nuit l'ayant furpris à trois lieues de Peking, il per-dit ſa route;& pendant neuf ou. dix heures fa marche fut ſi incertaine, qu'ilmarriva qu'à la pointe du jour à Lyang-hyang, où le Mandarin l'attendoit. Apeine fut-il deſcendu de cheval qu'il fut obligeé d'y remonter, pour remplir lamarche du jour, qui étoit de cent quarante lis, c'eſt à-dire, de deux poltes,chacune de ſept lieues.
DANs toutes les Villes de la grande route, on trouve ordinairement desIma, ou des offices, dans leſquels on entretient plus de cent ou de cent cinquan-te chevaux de poſte. Lorſque les Villes ſont trop éloignées, ily ad'autres mai-ſons de poſte entre deux. Ceux qui voyagent avec un Kang-ho ne manquentpoint de trouver, dans les lieux odù ils s'arrétent pour diner& pour ſouper,des chevaux frais, avec un logement préparé par le Mandarin du lieu. Ceslogemens, qui s'appellent Kong-quans, doivent étre préêts pour la réceptiondes grands Seigneurs Chinois; mais comme il ne s'en trouve point dans toutesles Villes, fur-tout dans celles qui ont été ruinées pendant les dernières guer-res, le Mandarin fait préparer la meilleure Hôtellerie de la Ville,& l'éri-ge en Kong-quan, par une piece de ſoie rouge qu'il fait ſuſpendre ſur la por-te en forme de rideau. II Ja garnit aufſi d'une table& d'un fauteuil couvertde ſoie avec une broderie légère. C'eſt en quoi conſiſte aujourd'hui tout l'a-meublement de la plúpart des Hôtelleries oùð les Grands ſont logés dans leursvoyages. On ny trouve jamais de lits, parce que l'uſage des voyageurs eſt deporter avec eux cette commodité; fans quoi ils ſont obligés de paſſer froide-ment-la nuit ſur une ſimple natte.
LoRsQu'ILs arrrivent dans une Ville, ils trouvent ordinairement les Man-darins hors des murs, véètus de leurshabits de cérémonie,& prèts à les recevoiravec de grandes marques d'honneur. A peine font-ils entrés dans Hotelle-rie, qu' ils y regoivent leur viſite. Outre les tables qur'ils trouvent afſez bien.couvertes, le principal Mandarin leur envoye quantité d'autres mets, bouil-lis& rôtis, qui fervent à traiter les gens de leur ſuite; car entre leurs pro-pres domeſtiques, ils ont chacun quatre ou cinq Pey-pans(e) ou- Ma-pays, qui-font des poſtillons payés par Empereur. Les uns ſervent de guides, les au-tres à porter le bagage: mais tous ſont montés ſur des chevaux de poſte; ſansparler q'une douzaine de fatellites, armés d'arcs& de fléches, qui ſervent-T'eſcorte,& dont on change à chaque poſte. Le Tribunal du Ping: pu avoit ré-
glé(e) Angl. Pey-bau. R. d. E.——VM—ᷓeᷓeeeê··Q·Q·Q·Q··—10. Heng en,..... 7 lieues. 14. Ngen-hyen, Se 7. lieueg.Jjin-kyeu-hyen, 7 Kao-tang-cheu(2), 7Ix Ho lyen fu,.. 7 15. Tfing-ping-hyen, 612. Hyen-hyen, e, Tong-kyeu-ell, 662E.Fu-chuang;)),. 6 Maiſon de poſte, 4Tu-ching-hyen(1),.,.3 16. Tong-ping-cheu, 813. King-cheu, EEE118 Wemchang-hyen, 32Province de Schan-tong. 17. Sin-kyajf,.. 4ͥ& demie:Tueiheh. 717 ven-cheu-fu, 4
(1) MnI. Fü-ching-hyen, RI 8i Æ(2] Angl. K-fang-cge. K. 4., E.