Band 
Tome septième.
Seite
254
JPEG-Download
 

BouUvEr.

1693-

Politeſſed'un deſcen-dant de Con-fucius.

Agathe dontOn fait lesSceaux Chi-nois.

Aurores bo-réales, com-munes à la2Chine.

Deſcriptionde ce Phéno-Iugne,

25 ¼ VvOYAGES DANS LE MPIRE

des Philoſophes Chinois. La chaleur extréeme de la faiſon& du climàt obli-geoit la caravane de faire une partie du chemin pendant la nuit.LE 20 elle s'arréta dans la Ville de Syn-cheu(½), ſur le bord méridional du

WMang-⸗ho, ou de la Rivière jaune, qui a dans cet endroit cinq ou ſix cens pas

de largeur. Aprées l'avoir paſſée, les Miſſionaires trouvéerent ſur l'autre rivele Cbi-cheus, ou le Gouverneur de la Ville, nommé Kong-lao-ye(1)% un desdeſcendans de Confucius, dont la famille ſubſiſte en droite ligne depuis plusde deux mille ans. IIs regurent de lui toutes ſortes de civilités. Apres leur avoirenvoys un préſent de thé& de fruits, il leur rendit viſite dans leur Hotelle-rie, oOu- il leur fit porter des tables chargées de vivres. On lui apprit que lecheval de Bouvet avoit quelque défaut. II lui offrit ſa propre monture,&pendant la nuit il envoya quelques-uns de ſes gens à cinq lieues de la Ville,pour faire préparer le lendemain un diner pour les Miſſionaires. DepuisTong-ngo-hyen, juſqu'à Syeu-cheu, ou ils pafſerent la nuit ſuivante, ils eu-rent ſur la droite& ſur la gauche une longue chaine de montagnes déſertes,entre leſquelles, la plaine eſt fort-grande, fort-unie& bien-cultivée.

LE 23, en quittant Vang-chuang- i, ils découvrirent de fort-loin, au Sud-Oueſt, la montagne In-qu-chan, c'cſt-à-dire du Sccau d Agathe, parce quele Sceau Impérial eſt compoſé du u-che qu'on y trouve; eſpéce d' Agathe,dont on fait des Sceaux ou des cachets de toutes ſortes de grandeurs.

LE 25, environ un quart-d'heure avant le lever du ſoleil, PAuteur décou-vrit dans le ciel un phénoméne qu'il m'avoit jamais vq& dont il n'avoit mo-me jamais entendu parler en France, quoiqu'il ſoit fort-commun dans lesPays de Eſt, fur-tout à Siam& à la Chine, ou il le vit plus de vingt fois,le matin& le foir, ſur Mer comme ſur Terre,& méeme dans la Villé de Pe-king. Ce météore conſiſte dans certains demi-cercles de lumiere& d'ombre,qm paroiſſent ſe terminer& ſe réunir dans deux points Oppoſés de l'horiſon,Tun defquels eſt le centre du ſoleil; de-forte que s'clargiſſant avec uniformitéVers le milieu du ciel, à proportion de leur diſtance de''horiſon, ils formentune figure aſſez ſemblable aux maiſons céleſtes qu'on trace ſur les globes(m).Mais leur largeur eſt ordinairement inégale,& ſouvent on yappergoit des cou-pures, ſur-tout lorſque le Phénoméêne n'eſt pas tout-a-fait formé. LAuteur pap-Pergut quatre fois pendant ſon voyage, dans 1'eſpace de quinze jours;&chaque

fois qu'il le vit, dans d'autres tems, il remarqua de même que le tems étoit ex-

trêmement

(*) Angl. Syu-chew. R. d. E. 8 quels les Conſtellations& les Pays ſont tra-(2) Angl. Kong-lau-yg. R. d. E. cés, bornés par deux. méridiens,& couchés(m) Ou des papiers globiques, ſur leſ- ſur la ſurface du globe, d'un Pole à l'autre.

„ lblles. Tao-chuen j(2)„... 4 IeuesTyen-fuj, 4& demie. 29. Tling keu),.. 8 626. Lyu-cheu-fu 1,.. 3& domie. Syao-che;(3),— 6L-ho ſ, 11131“ 30. Fong- hyang ,... 6s Saeeee.brbbä. 8eJeeZ““ Province de Hu-quang.Mey-ſin 5, 1111“28881 6 IIac 1151565“Tons-ching-hyen. 2 Whang-may-hyen(4),. 4

C.) Ang4. de,n. 1ag. d. V. 8(2) Anl, Tah- chwen-, R. d. E.(3) Angl. Sha-c0.z. R. d. E.(7 ngb, w⸗ang moy-M'en.