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Tome septième.
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UEIRA. C K LN H. La L Ckar. Xe,

trémement chaud, le ciel rempli de vapeurs, ſujet au tonnerre,& qu'on voyoitune grande nuée épaiſſe, entrouverte, vis- à-vis du ſoleil. La figure de ce mé-téorée paroit fort-différente de ces longues traces d'ombre& de lumiere qu'onappergoit ſouvent au ciel le matin& le ſoir,& que leur forme pyramidale aSfait nommer]vergas](n) ou varges. Sil ſe fait voir plus ſouvent en Aſie qu'en-E Europe,[& en Eré plus qu'en aucune autre faiſon,] il faut'attribuer à la na-

ture des terres Aſiaciques, qui étant généralement plus imprégnées de nitre que

celles de IEurope, rempliffent l'atmoſphere d'exlialaiſons nitreuſes, ſur-toutPendant'Eté,& lorſque le foleil a plus de force. Ces cxhalaiſons dans l'air lerendent plus propre à réfléchir la lumiere,& par conſequent à former le mé-téore. 3LàA Ville de Lyucheu-fu, où Bouvet(°) arriva le 16, lui parut plus peuplée& mieux baätie qu' aucunè de celles qu'il avoit vues depuis Peking. II ne trou-va rien de plus remarquable, ſur la route, que quelques arcs de triomphe,quelques Tours& quelques Ponts de marbre. Elle offre au d quantité de Vil--lages, les uns déſerts& ſans maiſons, parce qu'ayant eté ruinés dans les der-mieres guerres des Tartares, perſonne n'a pris ſoin de les rebatir. 2 1LE jour ſuivant, les Miſſionaires obſfervêrent dans la plaine pluſieurs decCes arbres extraordinaires, qui portent le ſuif dont on fait les chandelles dansda plus grande partie de Empire. Le 28& les quatre jours ſuivans, ils tra-verſérent continuellement des montagnes fortrudes.& infeſtées par des Ty-gres. Commel excès de la chaleur les obligeoit de partir deux ou trois heures a-vant le jour, ils prirent des guides, avec des torches, qui fervoient tout à la foisà les éclairer,& à cauſer del effroi aux betes féroces. 1.Q 30, ils entrêrent dans-la Province de Hu- quang, entre Eong-byang-i,& Ling en-i. Quoique le PaisHqu'ils eurent à traverſer pendant ces trois jours& les deux ſuivans, fat[af-freux&] coupé par de longues chatnes de montagnes ſtériles& ſans cul-ture, les vallées& les plaines qui les ſéparent en mille endroits, ſont tros-fertiles& ſoigneuſement cultivées. On ne trouve point, dans cet eſpace, unpouce de terre labourable qui ne ſoit couvert d'excellent riz. On ne peut voirſans étonnement avec quelle inquſtrie les Chinois applaniſſent, entre ces mon-tagnes, toutes les terres inégales qu’ ils jugent capables de culture. Cellesqu'ils peuvent mettre de niveau ſont comme diviſges en Parterres. Les autres,qui conſervent des cavités& des hauteurs, ſont ordonnées en terraſſes,&forment des eſpéces d'amphitedtres.. 8LE 31, la premieére poſte fut celle de Kong-ang-j(p), dans la Province deKyang-fi;& la ſeconde, celle de Kyeu-Kyang-fu, ſur le bord Sud du Kyang,ou la Rivwiore, qu'on nomme ainſi par excellence. PLayant paſſé devant cetteille, ils le trouvérent fort-rapide,& large d'environ un mille& demi. Ons-prend, dans cet endroit, d'excellent poiſlon, ſur tout une eſpèce de dorade,qui ſe nomme W bang yu(4), ou poiſſon jaune. Elle eſt fort· groſſe& d'ungofit(&.) Ce ſont les Aurores bordales des cli- ici du Voyage de Bouvet, R. d. E.maäͤts du Nord(p) Fmgl. Kong-long-i. R. d. E.

„(°) Ily a dans l'Anglois, Fontaney, mais(4. Hong-yu dans le Frangois. Mais c'eſt-Selt ſans doute une mépriſe, puiſqu'il s'agit ſans doute une erreur, au liéeu de Hlang-yu.Province de Kyang-ſi. Tong-yen j;.......K 6 7ienes.31. Kong lang;,“ Aolß. 8KhFSEBNang fu,... 5. I. Te-ngan- Wen„, S

Bovyrer.vF6g.

Ville de Lyu⸗=-cheu- fu.

Arbres cqust

portent du.ſuif.

Idüuſtrie dessChinois-

Kyang, omsRiviére parexcellence.

DoradesM'ony prend.-