Inégalité deslis ou des ſta-des de la-Chi-
ne.
Bouvet veutconvertir unPrêtre Chi-nols.
Ville de Nan-
Lhang-fu.
256 VOYAGES DANS PLE MPIR;E
go0t délicieux. Les Miſſionaires logérent dans un véritable Kong-quan, queBouvet nomme l'Hôtel des Mandarins. La grandeur de ſes ſalles& de ſes ap-partemens, qui ſont conſtruits en forme de Temple, fait juger que dans lepremier plan on s'Stoit propoſé d'en faire un.
CoMMuE les chemins qui conduiſent à Nang-chang-fu, Capitale de la Pro-vince, éloignée encore de deux grandes journées, ſont fort-rudes,& lesmaiſons du Pais très-mauvaiſes(r), on conſeilla aux Miſſionaires de prendredes chaiſes. Ils firent ce jour. Ia une troiſieéme poſte, juſqu'à Tong-yen⸗i e2*& cette marche prit une grande partie de la nuit. Les deux journées ſuivan-tes étant fort-longues, on leur fournit huit Porteurs au lieu de quatre, pourſe relever ſucceſſivement,& trois pour les gens de leur ſuite. Chacun étoitporté par deux hommes, ſur deux bâtons de Bambou, joints enſemble par deuxautres, qui les traverſoient en croix. On leur fournit auſſi d'autres hommes,
pour le tranſport de leur bagage[,& pour les éclairer.] Avec ce ſecours, ils
marcherent fort à yaiſe dans les endroits les plus difficiles de la route.
LAuTEUR obſerva, pendant les quatre ou cinq derniers jours, que leslis, ou les ſtades étoient plus longs qu'à ſon départ; ce qui s'accordoit avec cequ'il avoit ſouvent entendu dire, qu'ils ſont plus courts vers Peking, que dansles parties du Sud.
A Te-ngan-byen, où les Miſſionaires arrivèrent le premier d'Aoüt, il ne ſetrouva point d'hôtellerie pour les loger avec toute leur ſuite. Bouvet fut con-duit dans le Temple de Ching-wan(t), c'eſt-à-dire, de l'eſprit tutélaire de laVille. Le Bonze, qui en prenoit ſoin, plaga auſſi-tot une table,& un petitlit, au milieu du Temple. Pour le recompenſer de ſa politeſſe, Bouvet lui fitune harangue de deux heures ſur les avantages de la Réligion Chrétienne,que le Prétre infidéle parut écouter avec beaucoup de patience(v),& diversſignes de joie. Cependant le Miſſionaire n'oſa ſe flater de l'avoir converti,parce que la profeſſion de Bonze lui donnant de quoi ſubſiſter, il ne pouvoitembraſſer le Chriſtianiſmnee ſans ſe jetter dans la miſere(¼),„& je ſcais par„ expérience, continue l'Auteur, que cette conſidération met plus d'obſtacle„ à la converſion des Bonzes, que leur attachement pour une Réligion qu'ils„ Connoiſſent peu, ou pour un genre de vie, que la ſeule néceſſité leur a fait„ embraſſer(„).
LE 2, il arriva dans la Ville de Nan-chang-fu, Capitale de la Province deKyang-ſi, ou il trouva une de ces Barques Impériales, qui ſont de la groſſeur
d'un
(r) Angl.& les Chevaux du Pays très-mau- l'*'Auteur, gcouta avec beaucoup de patiencevais. R. d. E. Ae K A. n.
(F) Angl. Tong-ywen-i, R. d. E. E(x) Ne pouroit-on pas ſuppoſer avec au-
(t) Angl. Cbing-wbang. R. d. E. tant de charité& de juſtice, que c'eſt- là auſ-
(v) Angl. Sur les avantages de la Réligion ſi le cas des Bonzes de l'Egliſe Romaine?Romaine, que ce Préêtre, s'il en faut croire(y) Du Halde ubi ſup. Vol. I.—⸗ C——⸗—U—·;o——y——————ᷓᷓNᷓ—
2. Kyen-chang-h yen,.... 6 lieues. 10. Tay-ho-hyen,..... 10 lieuer.Nan-chang-fu, 6EEI111 11. Wan-ngen-hyen(I),. 10
5. Fong-ching-hyen, Eö“ 12. Lyang-keu, Village,. I1
6. Chang-chu, 11“*“ 15 Yen hing(2),..
9. Ki-ngan-fu,.28 18¼. Kan chen in,.......
(1]) Ag. Harn ngan-Hen. K. d. E.(2) Angl. Ten-chirg-i. 4. E.