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Tome septième.
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348 VOVAGES DANS PEMPIRE

MEzZzZA-BAR- 110. LEMPEREUR repliqua qu’il ne trouvoit pas les apparences de la véri-8 té dans cette réponſe, parce que le Pape n'avoit pas été bien-informé. j'aime

0. beaucoup votre Réligion, reprit-il, j'adore le même Dieu que vous. Ainſi,.„. 2 2 6 raſe⸗* A 2 2 2„lorſqu'il vous arrivera quelque difficulté, adreſſez-vous à moi,& je m'enga-ge à vous Pexpliquer. Le Légat lui fit des remercimens& lui promit de s'a-fur les Dépu- drefſer à Sa Majeſté..I VERsS a fin de l'audience, l'Empereur obſerva qu'il n'étoit revenu de Eu-en Europe. rope aucun des Mifſionaires qu'il y avoit envoyés,& que n'ayant point re-cu de réponſe ſur la commiſſion dont il les avoit chargés, il ſoupgonnoit qu'ilsavoient été mis à mort par l'ordre de Sa Sainteté. Mezza-Barba, pour écar-

ter ce ſoupgon, ſe haàta de repréſenter à Sa Majeſté combien le caractéère desAmbaſſadeurs étoit reſpecté dans Europe;& lui ayant fait conſidérer que lePape& la Réligion ne pouvoient tirer aucun avantage d'une telle violence,il ajoũta qu'on ſcavoit aſſez que les Vaiſſeaux où Barros& Bauvolier s'étoientembarqués, avoient péri par la tempête avant leur retour en Europe; queRaimond étoit mort fans avoir pris terre en ltalie;& que Provana avoit étérenvoyé à la Chine par le Pape, avec des inſtructions de bouche, qui étoientL.Empereur capables de ſatisfaire Sa Majeſté.98 les Je- CE Prince ne laiſſa pas d'ajoter que la Conſtitution, qui regardoit les cé-8g rémonies Chinoiſes, venoit d'une autre ſource que du zole de la Religion[Ro-maine]; que ce m'étoit qu'une flsche de vengeance, lancée contre les Jéſuites,pour ſatisfaire Maigret, Pedrini& leurs autres adverſaires. Ici FAuteur avertitque cette dernière réfléxion ne fut point expliquée au Léegat par le Pêre Fan,& qu'on n'en auroit jamais eu de connoiſſance, ſi lEmpereur ne'ect repẽtée,le 10 du même mois,& n'eCt fait déclarer à Mezza-Barba qu'on ne lui diſoitrien qu'il n'eũt entendu,[en propres termes], de la bouche de l'Empereur dans A-ſon Audience privée.[II paroit par-laque le P. Fan, pour mieux couvrir ſon-jeu& empẽecher d'appercevoir qu'il étoit d'intelligence avec l'Empereur, a-voit ſuppléé à ce qu'il ſupprimoit, en répétant pluſieurs fois les mêmes queſ-tions comme de la part de ſa Majeſté, ainſi que le porte la Rélation de Roveda.II paroit clairement par-là, dit le Journaliſte, que tout ſe traitoit à la Courde Pekin ſuivant les Directions des Jéſuites, que Empereur jouoit la Comédieenvers le Légat, que celui-ci étoit la Dupe de ſes Interprêtes,& que ceux, quiles portoient à le trahir, ne penſoient qu'à vendre la Réligion pour leur intérêtsARutre au. particuliers(7)].dience& ſes II obtint encore une autre conférence, le 10 de Janvier; mais elle ne ſervites qu'à redoubler ſon inquiétude& ſes doutes. Pedrini& Ripa ſervirent d interprètesà'Empereur, avec quatre Jéſuites. Le Légat n'en eut pas beſoin, car Sa Ma-jeſté prit la peine de s'expliquer dans ſa préſence. Elle regommenga des détails,qui avoient été répétés pluſieurs fois par ſes Miniſtres;& ne touchant à riend'eſſentiel, elle dit au Légat, pour concluſion, que ſa réſolution étoit de luienvoyer le i(), c'eſt- à-dire undécret Impérial, dans lequel toutes ſes volon-tẽs

ment, que le Légat auroit mieux fait d'avouer Papes ne peuvent ſe tromper qu'en matière deingenument que les Papes peuvent ſe tromper, fait, mais jamais en matière de fFoi.

que de le nier ſi poſitivement comme ille fait. ⁵½(r) Bibliot. Rais: ubi ſup. pag. 337.&Permis enſuite à jlui pour ſe tirer d'embarras de ſuiv.

recourir à cette ſubtile diſtinction: Que les(g) Angl. le Si. R. d. E.

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