„ 2arbrée à fruit.
Le La-moué.
Le Cha-wha.
368 VOYXAGES DANS EE MPIRE
dans la e Hle, rbre pluſieurs autres arbres greffés. On
couvrant la gr ec l'écorce de la piéce emportée, on lie tout enſem-ble, ſous une
A 9 2 1 8 a 1ppe de paille& de boue, comme nous le pratiquons
ES arbree r jes ¼ ar en b„8 arbres& les A it en 11
lIla2['an Irra à₰ F prE h— qu elle] emporte de te 1Europe
notre côté pour les fleurs qui viennent de ſemencesdans ce vaſte Empire, de grands arbres couverts de fleurs. Les unes ont uneparfaite reſſemblance avec les tulipes, d'autres avec les roſes;& melées avecles feuilles vertes, elles forment un ſpectacle admirable.
ENTRE les arbres de cette eſpèce on diſtingue celui qui porte le nom deMolyen. II eſt de l'épaiffeur du bas de la jambe. Ses branches ſont menue
remplies de moële,& revéêtues d'une écorce rouge, marquetée de tachesblanches comme le noiſetier. Les feuilles ne ſont pas en grand nombre; mais el-
83 5 8 8 1Z1 8 n.les font fort grandes,& trés-Jarges vers le ſommet. Elles ſont minces& aſ-
ſez ſféches. Leurs côtés& leurs principales fibres ſont couvertes d'un beauduvet blanc. Elles ſont jointes à PYarbre, par des tiges, qui s'étendent, versle fond, preſqu'autour de la branche. On peut dire qu'elles en ſortent, com-me d'un petit tuyau, en formant un coude au point de leur ſortie. II s'éléèveentre ces tiges de petits bourgeons de figure ovale, couverts de duvet, quĩs'ouvrant au mois de Décembre, deviennent des fleurs auſſi grandes que lelys fauvage. Elles ſont compoſées de ſept ou huit feuilles, remplies de lon-gues fibres ovales,& pointues aux extrémitées. Quelques-unes de ces fleursſfont jaunes; d'autres ſont rouges,& d'autres blanches.
LARRRE qui ſe nomme La-mous, a quelque reſſemblance avec notre Lau-
6rier, par ſa grandeur, ſa figure& la forme de ſes branches. Les feuilles croiſ-ſent deux à deux, l'une vis-à-vis de vautre, ſur des tiges aſſez courtes. Lesplus grandes le ſont preſqu'autant que celles du Laurier commun, mais ſansetre fi féöches& ſi épaiſſes. Leur grandeur diminue à proportion qu'elles s'é-loignent du bout de la branche. Au cœur de Hyver, on voit ſortir entreces feuilles de petites fleurs jaunes, d'une odeur agréable, qui ne reſſemblentPas mal à la roſe.
L E Cha-vwoba eſt un autre arbre de la Chine, qui feroit auſſi un ornementdiſtingus dans nos jardins. On en diſtingue quatre ſortes, qui y portent tou-tes des fleurs& qui ont beaucoup de reſſemblance avec le Laurier d'Eſpagne,par la forme du ſommet, par le bois& les feuilles. La verdure des feuvillesréſiſte aux outrages de'Hyver. Elles ſont rangées alternativement de cha-que cêté des branches. En grandeur, elles ſont de figure ovale, pointues àPextrémité,& dentelées fur les bords comme une ſcie. Elles ont auſſi plusd'épaiſſeur