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d'épaiſſeur& de fermeté que celles du même Laurier. Le côté ſupérieur eſt HrsrorarJhun verd foncé comme celui de l'Oranger. Le deſſous eſt jaune. Leurs ti- Narunrtriges font aſſez épaiſſes. Le bois de cet arbre eſt d'un gris blanchàtre,& fort Se Srtch aaliſſe. Le tronc eſt ordinairement de la groſſeur de la jambe. Les bourgeons,qui ſortent à l'endroi: odù les tiges ſe joignent à l'arbre, ſont de la couleur,de la figure& de la groſſeur d'une noiſette. IIs ſont couverts d'un beau da-vet blanc, fur un fond qui reſſemble au ſatin. Ces bourgeons ſe changent auprintems en fleurs doubles, de couleur rougeâtre, aſſez ſemblables à de pe-tites roſes. Elles ſont ſoutenues par un calice,& ſortent des branches ſansaucune tige. 8LES Cha-was de la ſeconde eſpèce ſont fort hauts. L'extrémité de leurs vefeuilles eſt arrondie. Les fleurs ſont grandes, rouges, entremélées de feuil- LEEEW1les vertes;& ce mélange a beaucoup d'agrément. Le fleurs des deux autreseſpêces ſont plus petites& blanchatres. Le milieu eſt rempli de petits fila-mens, dont chacun ſe termine par une petite téte jaune& plate, commedans les roſes ordinaires,& qui ont pour centre un petit piſtil rond. Le fondeſt une petite boule verte, qui forme, en Croiſfant, la membrane ou la ſe-mence eſt renfermée(a).Ox voit, dans pluſieurs Cantons, des arbres qui ſont chargés, preſquetoute'année, de fleurs du plus vif incarnat. Les feuilles ſont aufſi petitesque celles de Orme. Le tronc eſt irrégulier, les branches tortues,& l'e-
corce fort unie. Des allées, compoſées de ces arbres& d'un mélange d'O-rangers, formeroient un des plus beaux lieux du monde. Mais les Chinois
ont peu de goüt pour la promenade(9).
ENTRE les arbuſtes, Du Halde, ou plütêt ſon Correſpondant, n'en con- Arbuſtes ànoiſſoit que trois ou quatre eſpèces dont les fleurs fuſſent odoriférantes. Cel- fleurs.les qui ſe nomment Mo-li-wha, ſont les plus agréables. L'arbuſte qui les Le Mo l-porte crolt facilement dans les Parties Méridionales de la Chine& s'élève aſſez wha.haut. Mais, dans les Provinces du Nord, il ne paſſe jamais cinq ou ſixpieds, quelque ſoin que l'on prenne, pendant Hyver, de le tenir renfermédans des caves. La fleur reſſemble beaucoup au double jaſmin, par la figure& la couleur; mais l'odeur en eſt plus forte, quoiqu'elle ne ſoit pas moinsagréable. Les feuilles ſont tout-àa-fait différentes,& tirent beaucoup plus ſurcelles du jeune Citronier(c).LE Jaſmin eſt fort commun à la Chine. II ſe plante comme la vigne,& Jaſmin de laſe cultive avec beaucoup de ſoin. On le vend pour en faire des bouquets. Chine.Mais il eſt au-deſſous du Sampagou, fleur auſſi fameuſe dans pluſieurs autresPays que dans'Empire Chinois. Le ſampagou croĩt dans des pots X ſe Sampagou.tranſporte d'une Province à autre pour s'y vendre. On attribue à ſes ra-cines diverſes propriétés merveilleuſes& fort oppoſées entr'elles. On afſüraPAuteur, à Manille, que la partie qui crott du côté de l*Eſt eſt un poiſonmortel,& que celle qui croit à l'Oueſt eſt ſon antidote(4).
LARBRE qui produit les fleurs qu'on nomme Quey-wha, eſt fort commundans les Provinces Méridionales,& trés-rare dans celles du Nord. II crott
quelquefois
(a) Chine du Père du Halde, pag. 17& 320.(c) Du Halde, pag. 12(b) Le Comte, pag. 158.(4) Navarette, pag. 35.
VIII. Part. Aaa