DesckfPrIoNAMborNE.
Ecoles pu-pliques.
VOYXAGESDES HOILLANDOIS
„ que beaucoup d'empreſſement pour y aſſiſter. Le ſermon& le ſerviceen Hollandois commencent à huit heures& durent juſqu'à dix. Le„ſermon en langue Malaie ſuccède& finit à onze heures& demie. IIs'trouve environ trois cens Inſulaires, mais on y voit trêès- peu de Hollan-„ dois. Le Miniſtre catéchiſe le même jour cinq ou ſix enfans,& le reſte„ de la ſemaine ſe paſſe ſans aucune devotion publique.“ Seiſt ajoũte qu’'ilne comprend pas pourquoi l'on n'apporte pas plus de ſoins à la converſiondes Maures.„ Is ne ſeroient pas tout-à-fait inutiles. On ſatisferoit au„ devoir de la conſcience& l'on y trouveroit aſfürément des avantages„ temporels. J'ai méême oui dire qu'il s'en trouve beaucoup qui ſont dans„ des diſpoſitions favorables,& qui préêteroient volontiers T'oreille aux„ inſtructions. Le Conſiſtoire avoit une fois pris la réſolution de leur envoyer„ un Eccléſiaſtique, pour demeurer parmi eux& les exhorter ſans ceſſe;„ mais elle eſt demeurée ſans effet“.
LEs Ecoles ſont aſſez bien ſervies. On en compte ſeize à Amboine&dans les Iſfles de ſa dépendance; mais on y manque de papier& de plumes,ce qui fait que les enfans n'y peuvent apprendre qu’'à lire. D'ailleurs lesMaitres ſe laſſent du travail, apres y avoir employé quelque tems;& ceuxqui leur ſuccèdent ayant beſoin de paſſer des années entieres à étudier lalangue, les progrès ſont malheureuſement retardés. Mais'Auteur obſer-ve que tout imparfaits que ſont ces nouveaux Chrétiens,& quoique la pluü-part n'ayent rien de plus que la profeſſion extérieure du Chriſtianiſme, cesfoibles rayons de lumiere ſervent du moins à leur donner quelques idées devertu. IIs ont plus de douceur& de bonne foi que les Maures,& le Gou-verneur Hollandois prend plus de confiance à leurs engagemens().
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UNE
(5) Dans le nouvel ordre où nous avonsmis les Deſcriptions des Moluques& d'Am-boine de Mr. Prevoſt, ne ſcachant que fairedu reſte de ſon récit,& ne voulant cepen-dant rien perdre de ce qui peut s'y trouverde remarquable, nous ne voyons pas d'autremoyen que de le renvoyer ici dans les Notes.
„ Les ſujets de plainte qui avoient aliené„ le Roi de Ternate,& qui l'avoient porté„ méme à faire la paix avec les Eſpagnols,„ n'empéchérent pas Seiſt de ſuivre le cours„ de ſa commiſſion. Il alla mouiller avec„ ſes deux Vaiſſfeaux dans la Rade de Terna-„ te, ſans aucune marque d'attention pour„ les reſſentimens de ce Prince. La pré-„ ſence de ſon Eſcadre,& le renfort d'hom-„ mes qu’'il menoit aux Etabliſſemens de la„ Compagnie, fúrent une nouvelle mortifi-„ cation pour les Ternatois“.(Ici ſuit laDeſcription des Forts de Ternate, dont nousavons fait uſage ſous'Article des Moluqueg.Seiſt ajolite ſeulement que„les fraix de l'en-„ tretien de Maleye& de Tolucco montèrent
(1) Memoire de Seyſt, pag. 296.
„ cette année à 96117 liv.“. Memoire deSeiſt, pag. 237& ſuiv. Aprés d'autreg detailsconcernant les Mles de Bachian& de Machian,que nous avons également rapportes à leur pla-ce, Mr. Prevoſt continus de cette maniere.)„ Enfin Seift nous donne, à la fin de ſon„ récit, les noms des Forts que les Eſpagnols„ conſervoient encore aux Moluques; ce„ qui ne ſe trouve juſqu'ici dans aucun autre„ Voyageur. IIs en ont, dit-il(T), trois àTernate, qui ſe nomment Gammalamma, Don-giel& Callematte;& deux à Tidor, nommesTahoula& Romi. Pour la garde de cçesForts, ilg entretiennent deux galdrer, dont cha-cune eſt armée de ſept pieces de canon& devingt · trois bommer. Ils ſe fortifient de toutesparts, ils augmemntent leurs garniſons; ils for.ment de grands projets pour nous chalſer. Ceſtà nous d'y prendre garde& de renforcer lesnôtres.„ Ce conſeil d'un habile Obſervateur n'eſt„ pas demeuré ſans effet. Les forces de la„ Compagnie Hollandoiſe n'ayant fait„ qu'augmen-