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Tome onzième.
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AUX INDES ORIENTALES, Lnrv. I. 3

2A

UNE Relation de 1687(t), place I'Ifle d'Amboine à quatre degrés delatitude méridionale,& à cent quarante deux degrés de longitude(v);

mais

elle ne lui donne que quinze ou ſeize lieues de

tour. II eſt naturel de

s arrêeter aux derniers éclairciſſemens, ſur-tout ſi l'on conſidère qu'une lon-8.. 2 wssesa— miArAegue poſſeſſion des Ifles Moluques doit avoir apporté beaucoup de lumiéres

1

aux Hollandois. L'Auteur fait une peinture curieuſe de'état préſent d'Am-

boine.les deux golfes.

Il donne un quart de lieue de large à la langOn la nomme, dit- il, le Pas de Baguewal.

rre qui ſẽpare81 elle Stoit

angue de te

emportée par l'eau, ou creuſée par l'induſtrie des hommes, une même

Ifle en compoſeroit deux.Fautre Hitto(x).

un Fort Hollandois, qui ſe nomme la Vicloire.

„ qu'augmenter par les progrès continuels„ de ſon Commerce, ſur-tout lorſqu'elle„ eQt chaſſé les Eſpagnols des Iſles Molu-„ ques,& que s'étant fortifiée dans ſon cé-„ lébre établiſſement de Batavia, elle en eũt„ fait comme un arſenal d'où elle pouvoit„ fournir des ſecours à toutes ſes autres poſ-„ ſeſſions, on trouve d'année en année,„ dans les Mémoires de ſes Agens, une ſui-„ te de proſpérités qui cauſent de l'admira-„ tion quand on les compare à leur origine.„ On y voit ſortir comme du néant une in-„ finité de Forts& de nombreuſes garniſons.„ Ony voit des Provinces qui ſe forment„ réguliérement, avec un rapport fidèle&„ bien ordonné à leur centre, d'où elles„ reçoivent leurs Gouverneurs& leurs mu-„ nitions. On voit les Rois de Ternate„ Conſentir à brüler tous les girofles de leur„ Ifle, pour rendre ce Commerce plus avan-„ tageux aux Hollandois dans celle d'Am-„ boine. Enfin l'on y voit leur puiſſance„ Stablie ſur des fondemens ſi ſolides, que„ de leur propre aveu elle ne peut être„ Ebranlée par les Peuples du Pays,&„ qu'ils ne la croyent pas plus en danger du„ côté de'Europe. L'Hiſtoire de leurs„ſuccès n'appartient à cet Ouvrage qu'au-„ tant qu'elle ſe trouve mêlée avec les récits„ des Voyageurs; mais on lira volontiers„ Cce que Daniel Braems diſoit d'Amboine„& de Banda aux Etats-Généraux, dans le„ Compte qu'il leur rendit des Etabliſſemens„ de la Compagnie en 1687, c'eſt-à-dire,„ environ cent ans après ſa formation“.Naus poſedons Amboine en propre(1);3 cegui fait que la Compagnie eſt ſeule mattreſſedes cloux de girgfte qui ſe recueillent tous lesans dans cette Iſte. Leg bahitans nous le li-vrent à un certain prix regle; mais la Com-

Lun des deux cêtés ſe nomme Ro-ſanive,&Le côté de Rofanive contient la Ville d'Amboine&

Celui de Hitto eſt auffibridé

pagnie eſt obligee de prendre toute la moi ſſon aumême prix, quelque grande qu'elle pui ſé étre;d'ou il arrive que la quantite va ſouvent au-delà du débit qu'on en pemt faire. Ainſi cetteIſte produit plus de clou de girefte qu il n'enPeut être débité& conſommé dans tout le reſtedu Monde. Par cette raiſon, il n'eſt plus ns-ceſſaire, comme autrefois, d'obliger les Inſulai-res d' Amboine à planter tous leg ans un cer-tain nombre de jeunes arbres. Auſſi n'y prend-on plus garde depuis quelques annèes.

Cette ſtle& ſa Forterelſe ſont beaucoup plusex poſees aux entrepriſes&trangères que Banda,non · ſeulement à cauſe de leur grandeur, maisencore parcequ' il y a plus de ſoixante mille ba-bitans; ſans compter les pyrateries auxquellesAmboine a toljours ete expoſee de la part desInſulaires voiſins. On n'y ſcauroit pourvoiravec trop de précaution; car c'eſt une des plusimportantes polfeſſions de la Compagnie dans lesIndes. Batavia fournit à cette Iſle, comme àBanda, toute la ſubſiſtance neceſſaire, parce-gue les babitans ſont ſi pareſſeux qu'il n'eſtpreſque pas poſible de leur faire cultiver laterre. Et comme le trafic qui'y fait en toilesE en babillemens n'eſt pas conſidérable, lescharges de la Compagnie monteroient au- delàder profits, ſi le grand debit des cloux de gi-rofte ne la dedommageoit amplement.(e profitexcéde ſix fois au moins les dépenſes auxquellesce Pays donne occaſion. R. d. E.

(¼) Ceſt la Relation de De Graaf, que1'Edition de Parſs datte de l'année 1606,comme on I’'a remarqué ci- deſſus. R. d. E.

(*) Edit. de Paris, cent ſoixantec; dix de-gres, ce qui ſeroit à peu près la longitudede Nova Britannia. R. d. E.

(x) Ici Mr. Prevoſt avoit fait entrer l'ar-tiele de Sapoti, qui appartient aux Relationsde 1607, où nous FPavons remis. R. d. E.

(1) Rapport fait aux Etats-Généraux par Daniel Braems, Fafteur général de Livres à Batavia& com-mandant la derniere Flotte arrivee,&c., au Keccueil de la Compagnie, Tom, I. pag. 132.

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