On arrive auCap. Maladesſur la Flotte.
Honnêtetédu Gouver-neur Hollan-dois.
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LE ccle
VvONVAGCESDANSELVI
re Caſſini avoit av
aux Ifles du Cap-Verd& en Guinée. s'Etoit pas mis en peine deſpérance, où l'on ne croyoit pas que''Eclipſe füùt ſen-
voit Etre trop auſtraleSſité pour ces Phénomée-pour Pa-
ſible. Il paroiſſoit la latitude de la Lune v deCependant les Ambaffadeurs Siamois, dont la8 1
nes va juſqu'a la ſuperſtition, priêrent
que
mour d'eux. Le Pér
modé du Voyag
— 2 8b— 2les Jelultes de la calculerComilh et cette comp 1 1
g2 1— farr ,1laiſance, quoique fort incom-
83e. Son travail lui devint d'autant plus agréable, que mal-
gré l'opinion qu'on en avoit ele, il trouva, par ſon opération, qu'en effetje corps du Soleil parottroit conſidérablement éclipſé, vers la hauteur de
vingt-trois degrẽs du Sud,& à trois cens cinquante-huit degrés de longitu-de, où P'on croyoit être actuellement. Lexpérience vérifia ſes calculs, lejour même de 1'Eclipſe, qui fut obſervée aufſi ſoigneuſement qu'il fut poſſi-ble dans le mouvement continuel du Navire. Les Ambaſſadeurs Siamoisen congurent une haute eſtime pour PAftronomie Européenne;& les Pilo-tes ſe confirmèrent dans l'eſtime de leur longitude, qui ſe trouva fort juſte,
par l'arrivée de la Flotte au Cap de Bonne-Eſpérance(X).LEs maladies cauſant beaucoup de ravage ſur toute la Flotte, on ne putdécouvrir ſans une joye fort vive les montagnes du Cap, qui ſe firent voir
le I1 de Juin, à la diſtance de quatre lieues.trois cens Malades, dont vingt-neuf étoient déjà morts.extrémité demandoit de prompts ſecours;& l'on continuoit de
On ne comptoit pas moins deUne ſi fächeuſecraindre
néanmoins de ne pas trouver le Gouverneur Hollandois diſpoſé à les accor-
der.politeſſe au Voyage précédent.
C'étoit le méme Van der Stel, dont les Jéſuites avoient éprouvé laLe doute qu'on avoit de ſes diſpoſitions
fut bien-tôt diſſipé, en apprenant qu'il offroit aux Frangois tous les rafras-
très-mal marquées, ou ne le ſont pas, dansles Globes& dans les Cartes du Ciel qui ontparu juſqu'd préſent; il en fit une, qu'il eſ-péroit pouvoir ſervir à réformer le Globecéleſte du Père Coronelli. Il apprit à fairepeu de cas de la fituation où les Etoiles ontété placées par les Ouranographes précédens,à l'gard de la partie méeridionale du Sud,qui he cêde pas, par le nombre, ni par labeauté de ſes Etoiles, à la partie ſeptentrio-nale. Iltrouva qu'il falloit réformer le grandNuage,& encore plus le petit. La Croiſa-de, l'Abeille, le Triangle, le Cemaure, leCameleon, la Grue, la Voye lactée, ſont malmarquées, ou l'on y a omis des Etoiles.
Pour le Navire Argo, la moitié des plus bel-
les Etoiles qui le compoſent ne ſont pasméême marquées dans les Cartes céleſtes.Outre tous ces défauts, il y a encore beau-coup d'Etoiles qu'on voit de France, quin'ont pas été tout- à-fait miſes à leur pla-ce, parce qu'on les voit toüjours dans un
chiſſe-
trop grand éloignement& trop proche del'horifon. Le Péêre Richaud, qui étoit dansun autre Vaiſſeau, tächa auſſi de placermieux quatre ou cinq Conſtellations. Pag.25& 26.
() L'Auteur s'attache d'autant plus à cerécit, que les plus habiles Jéſuites étoientperſuadés qu'on ne pourroit pas voir l'E-clipſe. Elle nous parut, dit il, le II deMai., à la hauteur de vingt-trois degrésSud,& au trois cens cinquante-ſept degrésde longitude, comptée de l'’Ifle de Fer. Lecommencement fut à huit heures, environcinquante-huit minutes du matin. Le mi-lieu fut à dix heures& la fin ſur les onzeheures. Le corps du Soleil parut couvertde cinq doigts,& quoique la latitude dela Lune füt alors effectivement auſtrale,apparence étoit boréale. Ainſi la Lunenous éclipſa la partie du Soleil la plus baſ-ſe, c'eſt- à-dire la plus proche de l'hori-ſon. Pag. 29.& précédentes.