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Tome douzième.
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Réceptiondes Frangoisà Batavia.

Pourquoi lesHollandoisreçoivent malles Frangois.

64 VOYACGES DANSA L E

DàAxs la navigation du Cap juſqu'à Batavia, les maladies enlevéèrentquantité de Soldats. Le Pêère de Rochette, Jéſuite, de la Province deLyon, ne réſiſta pas non plus à la violence du mal. II mourut d'une fiévremaligne, auprès des Malades qu'il ſervoit. Le mauvais tems ayant diſperſépluſieurs Vaiſfeaux de la Flotte, celui de Joyeux fut le premier qu'on ren-contra, vers dix-huit degrés huit minutes de latitude du Sud, à cent quin-ze degrés quarante minutes de longitude. Ce Capitaine& ſes Pilotes jugè-rent qu'on étoit environ de ſoixante-dix lieues plus près de I'Ifle de Java,que ne ſe Fimaginoient les autres.„ II ne fut pas crü, non plus que les„remarques que l'Auteur avoit faites dans la Relation précédente, par„ leſquelles il faiſoit voir que cette Iſle eſt plus occidentale de ſoixante„ lieues qu'elle ne l'eſt ſur les Cartes marines, qui ſont encore plus juſtes„que les Cartes géographiques. Quelques- unes de celles- ci marquent„ FIſle de Java à cent quarante ou cent quarante-cinq degrés de longi-„ tude;& les Mathématiciens Jéſuites ont conſtamment remarqué qu'el-„ le eſt ſituée au cent vingt-unieme degré; ce qui entraine une prodi-gieuſe différence(t)“.

O arriva le 24 d-Aodt à la rade de Bantam, après avoir commencé déèsle 16, à découvrir la terre de Java. Vaudricourt avoit nommé ce lieu, pourle rendez- vous des Vaiſſeaux qui pourroient s'écarter. II y regut, par uneBarque de Pécheurs, une lettre de du Queſne, qui en étoit parti quelquesjours auparavant,& qui avertiſſoit les Vaiſſfeaux qui arriveroient après leſien, qu'ayant fait demander des rafraichiſſemens à la Ville, on lui avoitrépondu qu'il n'y en avoit point à Bantam,& que pour en trouver il fal-loit ſe rendre à Batavia. II ajoũtoit que prenant en effet cette route, il ſeaateroit de ſuivre celle de Siam, dans la crainte de perdre la faiſon s'il at-tendoit plus long-tem.

VaAUDRIcouRT fit gouverner auffi-tôt vers Batavia, dont les vents con-traires Péloignéèrent pendant huit jours. Mais ayant enfin mouillé dans laRade, il ne répondit point à neuf coups de canon, dont il fut ſalué en ar-rivant par le Vaiſſeau de du Queſne; de-peur que les Hollandois ne cruſſentqu'il faluoit leur Pavillon(v). II ſe ſouvenoit de la difficulté que le Ge-néral avoit faite, au Voyage précédent, de rendre coup pour coup auxVaiſſeaux du Roi.

L'EXxPERIENCE apprit bien-tôt que cette conduite avoit été ſage. A pei-ne eut-on laiſſé tomber l'ancre, qu'un Officier de'Oi;ſcau vint informerVaudricourt, qu'il avoit peu de faveur à ſe promettre des Hollandois.Deux Jéſuites de ce Vaiſſeau étant deſcendus à terre, pour faluer le Géné-ral, avoient été regus civilement. IIs avoient même obtenu la permiſ-ſion de faire débarquer leurs pendules& leurs quarts de cercle, avec lesautres inſtrumens néceſſaires, qui avoient été tranſportés dans le Jardin du-

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Géné-deux degrés trente minutes de variation de laiſſer échapper de ces ſortes de fautesNord-Queſt. Pag. 65& 66. d'impreſſion; mais auſſi rien ne devroit plus at-

(t) Pag. 69. Cette différence eſt beau- tacher l'attention des Correcteurs. Nous avonscoup moins conſidérable dans l'Edition de rectifié deux erreurs pareilles dans la No-Paris, qui porte 128 au-lieu de 121, ſui- te précédente. R. d. E.vant les Jéſuites. Rien n'eſt plus facile que(v) Pag. 71& ſuiv.