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Tome douzième.
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ROXYXYAUME DE S8IAM, Lrv. II. 15*

C'ürorr J'année d'auparavant(4), que M. Conſtance(e), ce fameux KæwrrEaMiniſtre de Siam, dont on a fait admirer la fortune& le mérite, dans 1683.d'autres Relations de ce Recueil(†), avoit perdu la vie, par une révolu- Eclairciſſetion, qui avoit ruiné Etabliſſement des Frangois. Si la fincérité de Kemp- mens 184829fer répond ici à'éloge qu'on en a fait, ſfon récit eſt ſi précieux, qu'il ne edoit être rapporté que dans ſes propres termes(g). Mais on doit ſe rap- le ſort de M.peller, qu'au départ des Ambaſſfadeurs Frangois, Des arg 2s, Officier de Conſtance

2conſidération, étoit demeuré Commandant de la Fortereſſe de Bancok, avecune garniſon d'environ quatre cens hommes.

KEMPFER laiffe douter, ſi les vües de M. Conſtance n'alloient pas juſ-qu'à PAutorité Royale(5). Cependant ce ſoupgon paroit détruit par d au-tres explications. Le Roi étoit attaqué d'une mortelle hydropiſie. M.Conſtance, de concert avec les Frangois& quelques Officiers de la Couron-ne, penſoit à mettre ſur le trõne Monpi- Torſo, gendre de ce Prince(i),&ſon fils adoptif.„ On devoit ſe défaire de Petraatia, fils de la ſcur du-„Roi(), de ſes deux fils,& des deux frêres du Monarque, qui êtoient

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„ Capitale.

(d) IIl y a ici erreur d'une année, commeplus bas. La révolution arriva en 1688,&Kæmpfer ne fit ſon Voyage qu'en 1690.K. d. E.

(e) Keæmpfer le nomme(1) ConſtantinTFaulcon ou Pbaulkon.]

(Ff) Voyez les Relations précedentes.

(g) Kæmpfer n'eſt rien moins que l'Au-teur de ce récit, que nous trouvons extraitpreſque de mot à mot d'une plus ample Re-lation, inſerée en entier par Valentyn, qui ditp'avoir regu du Sr. Arnaud Cieur, depuis Di-recteur du Comptoir Hollandois de Siam,oun ſuivant toute apparence cette Relationétoit confervée. Ainſi Kæmpfer en aura ob-

tenu communication comme Valentyn.R. d. E.

(b) Kampfer, ſi ſon Traducteur l'a bienrendu, ma pas compris en cels le ſens dela Relation Hollandoiſe, qui parle de Mon-pi, fils adoptif du Roi;& la ſuite du récitle confirme, comme M. Prevoſt le remarquefort judicieuſement; quoique dans le fond,ſoit que Gonſtance travaillat pour lui- mèême

les héritiers préſomptifs de la Couronne; en un mot, de tous ceux qui. zers Ptujs Heusgn 3—s'oppoſoient aux deſſeins des Conjurés.di avoient déja levé quatorze mille hommes, qui étoient diſperſés;&our faciliter l'exécution de ce deſſein, M. Conſtance, ayant trouvé lemoyen de ſe gliſſer ſecrétement dans l'appartement du Roi, lui perſuadaque, pendant ſa maladie, il ſeroit avantageux, pour la füreté de ſa per-ſfonne, de faire venir le Général Frangois& une partie de ſa garniſon, àLouvo(!), ou le Roi étoit alors, Ville à quinze lieues au Nord de laPendant que Des Farges étoit en chemin(m), la conſpira-

Le Père& les Parens de Mon-

„ tion

ou pour un autte, c'étoit touùjours attenter ſurl'Autorité Royale. R. d. E.

(i) C'eſt Kæmpfer qui ſe trompe. Mon-pi,(que M. Prevoſt nomme touũjours Moupi)n'étoit pas gendre du Roi; mais il ſe flat-toit de le devenir, en épouſant ſa fille uni-que. Suivant Des Farges& le P. d'Orleans,on la diſoit mariée ſecrétement au plus jeu-ne des frères de ce Prince. L'Uſurpateurla prit pour femme. R. d. E.

(*) La Relation Hollandoiſe porte beau-frêre& beaupere;& Kæmpfer ajouùte, que ſesſqurs& ſes filles étoient femmes du Roi.Suivant la Loubere, la feue Reine étoit enmême tems ſœur& femme de ce Prince, quecet Auteur& Des Farges font frère de lait dePetraatia, ou Pipitcharatcba, comme le pre-mier le nomme. R. d. E.

(1) L'Auteur écrit toüjours Livo.

(m) II ne vint que juſques dans les envi-rons de Judia, où ayant appris les bruits qui-couroient d'un changement arriveé à Louvo,il jugea à propos de retourner à Bancok.Voyez ſa Relation, à la ſuite de celle- ci.R. d. E.

Lr) Gftoit auſſi ſon véritable vom. Voyez ci- defſus la Relation du premier Voyage de Tachald. R.d. E.

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