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Tome quatorzième.
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VorkAorn DEL. ARABILE

Retour desFrançois auPort de Breſt.

1711.

Autres lu-mieres ſur leRoyaumed'Yemen.

16% VvOYVAGES DESFRANGCOIS,

Mahomet, qui eut d-Aly, deux fils, nommés Haſſan& Huſſein, Fonda-teurs de deux grandes Maiſons,& Pêres de tous les Cherifs qui ſont auMonde. La Maiſon d'Haſſan s'eſt diviſée en deux branches principales,dont la premiére a donné des Princes Souverains à la Mecque& à Medine.La ſeconde, étant paſſée en Afrique, a fait la ſource des Rois de Maroc,& des autres Cherifs de cette Contrée. La branche ainée s'eſt ſubdiviſéeen quatre familles, celles de Beni-Cayder, ou Kader, de Beni- Mouſlatani,nommée auſſi Beni-Halan, de Beni-Hachem,& de Beni-Kitada(d). LeCherif, qui règnoit à la Mecque en 1710, étoit de la dernière branche, quioccupe, dit-on, cette Principauté depuis plus de cinq cens ans;& celuiqui rêgnoit à Medine étoit de celle de Beni-Hachem, qui a rêègné à la Mec-que avant celle de Beni-Kitada. Mais celle-ci ſe trouvant encore multi-pliée& diviſée en pluſieurs autres branches, le lien du ſang devient ſouventun ſujet de diſcorde entre tous les Cherifs d'une mêème Maiſon. IIs s'ar-ment les uns contre les autres, pour ſe diſputer la Souvéraineté par decruelles Guerres. Quelquefois, Ia diviſion naiſſant auſſi entre les deuxCherifs de la Mecque& de Maedine, ils ſe pourſuivent avec une animoſi-te qui répand la confuſion dans leurs Etats. Alors, le Grand Seigneur,en qualité de Calife, ne manque gueères de prendre connoiſſance de leursdifférends,& d'employer quelquefois la force pour établir un Cherif à laplace d'un autre: mais celui qu'il favoriſe, doit tocjours étre de la Maiſonrêègnante,& toute autorité du Sultan le plus abſolu ne peut interromprecet ordre(d).

L.-AurEuR renfermant ſon ſujet dans l'Arabie, ſe contente de remar-quer, à Pégard des Deſcendans de Huſſein, ſecond fils de Fatime, que,fuivant les Orientaux, ce ſont les Rois de Perſe, qui rêègnoient alors,& lesautres Cherifs de P Afie.

LE Voyage des deux Vaiſſeaux Frangois n'eut rien de plus remarquable àleur retour, que dans la navigation qui les avoit conduits à Mocka. IIsrelächérent aux Ifles de France& de Bourbon, que!'Auteur prend plaiſir àdécrire, aprées en avoir eu beaucoup à les viſiter;& le 12 de Mai 1710,ils arrivérent heureuſement au Port de Breſt(e).

(c) Cet Article ſe trouve ſi fort embrouil- ſuite par une Note, qui ne fait que répeter16, dans Edition de Paris, que la branche le Texte pour le reſte. Nous avons ſoigneu-qu'on fait paſſer en Afrique, eſt préciſé- ſement corrigé ces erreurs. R. d. E.

ment celle dont M. Prevoſt tire les Cherifs(à) Pag. 143& ſuivantes.de †Arabie, quoiqu'il ſe contrediſe tout de(e) Pag. 221.§. II.

Voyage à Mouab, Cour Royale d' Temen.

N a d'autres lumieres à tirer, ſur le Royaume d'Yemen, d'un Journalpublié dans le même Volume, qui contient une ſeconde expédition

de la Compagnie de Saint Malo, en 1711. Deux de ſes Vaiſſeaux, ſousles Capitaines de la Lande,& de Briſelaine, ayant abordé au Port de Mocka,le 2 de Décembre, y trouverent, pour Gouverneur, celui qui Tétoit d Adenau