VovaeE D2L'ARABIE
SuUPFPLEMENTA LA Dsschr-TIoN DES Is-Les DE FRAN-ck ET DEBocbRBoN.
Introduction.
186 VOVYAGESDESFRANCOIS,&c.
vé les plants des arbres du Caffé qu'ils ont porté dans les Iſles de Java&de Bourbon. Les derniers en ont l'obligation au Sr. Berne, Ecrivain du-Vaiſſeau que M. de la Boueziere commandoit à Mocka, en 1718(c),&'Iilede Bourbon fournit à préfent du Caffé en abondance. Une ſingularité fortcurieuſe, qui arriva à cette occaſion, c'eſt que les Frangois furent bienétonnés, quand les Naturels de FIfle, qui virent arriver des pieds de Caf-fier tout verds, les reconnurent,& qu'iils en envoyèrent chercher, ſurune de leurs montagnes, des branches toutes ſemblables, dont la comparai-ſon convainquit les François que cet arbre croiſſoit ici naturellement, auſſi-bien qu'en Arabie. C'eſt auffi la raiſon pourquoi le Caffé de cette Iſle n'eé-roit pas bon däns les commencemens; il venoit en partie de ces plantesſauvages& naturelles; mais des qu'on s'eſt mis à le cultiver, il eſt devenubeaucoup meilleur. Ceſt depuis 1726 que les Vaiſfeaux de la Compagnieen ont tranſporté en France(d).]
(e) Hiſtoire des Indes anciennes& moder-(d) Diction. de Commerce, au mot Caffe.nes, Tom. III. ſur la fin.
8½(¶& 8(¶&)*(¶)&r-(H.)*½‧⸗()*·⸗(&)&(&☛Supplement dla Deſcription des Mes de Bourbon Eoæ de France.
„EST le propre de cet Ouvrage, de pouvoir être continuellement en-C richi par de nouvelles additions. Une ſuccefſion de quelques annéeschange ſouvent la face des lieux, comme celle des événemens. Mais laſatisfaction du Lecteur doit augmenter, lorſqu'on lui offre l'occaſion decomparer l'état préſent d'un Pays avec les premieres idées qu'on lui en afait prendre, c'eſt-à-dire, ce qu’il lit avec ce qu'il a déja lü;& de- là vientla méthode à laquelle on s'eſt conſtamment aſſujetti, de marquer les temsau ſommet des pages. Ici, Pon eſt invité naturellement, par le ſujet qu'onvient de traiter, à publier quelques nouveaux éclairciſſemens fur les Iſlesde france& de Bourbon(a). On ſera diſpenſé d'en donner fur la perſon-ne de 1' Auteur, qui eſt auffi connu par'eclat de ſon mêrite& de ſes gran-des actions, que par les perſgcurions de ſes ennemis& par le glorieux dé-noüment qui l'en a fait triompher: homme cher à Etar,& dont il eſt im-poſſible que les rares qualités demeurent long-tems enſevelies. On ſecontente d'obſerver qu'il fut nommé au Gouvernement des deux Ifles, en1734, apres ſon retour de Portugal(b).
f.r' nouveau Gouverneur des IHles de France& de Bourbon s'étant em-barqué au commencement de Tannée 1735, arriva au mois de Juin dans ſonGouvernement. L'objet de la Cour, en lui confiant cette Place importan-te, étoit le rétabliſſement genéral de Tordre, dans un Pays ouù rêègnoient la
licence, la confuſion& l'anarchie.1 PovR
(4) Voyez le Tome XI. de ce Recueil. imprimé chez Delaguette, 1750, in-40. pag.8½) Memoire pour M. dela Bourdonnais, 9& ſuivantes.