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Tome quatorzième.
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305
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DANS LE MPIRE DU JAPON, Lrv. IV. 305

5, répondis- je encore;&'Empereur donna ordre qu'il lui füt envoyé, par Kæxurrrn.

„, les premiers Vaiſfeaux qui viendroient au Japon. 1691.„ Ex Prince, qui s'toit tenu juſqu'alors aſſez loin de nous, s'approcha 1..

„vers nôtre droite,& s'aſſit derriêre les jalouſies, auſſſ près qu'il lui fut

„ Poſſible. Il nous fit ordonner ſucceſſivement de nous tenir debout, de des ſingeries.

„ marcher, de nous arréter, de nous complimenter les uns les autres, de

„ ſauter, de faire les ivrognes, d'Scorcher la Langue Japonoiſe, de lire

„ en Hollandois, de peindre, de chanter, de danſer, de mettre& d'ôter

„ nos manteaux. Nous exécutämes chacun de ces ordres,& je joignis

„ à ma danſe une chanſon amoureuſe en Allemand. Ce fut de cette ma-

„ niére,& par quantité d'autres ſingeries, que nous emes la patience de

„ divertir IEmpereur& toute ſa Cour(h).

„ CEPENDANT P'Ambaſſadeur eſt diſpenſé de cette comique repréſen-tation. Lhonneur qu’'il a de repréſenter ſes Mattres, le met à, couvertde toutes ſortes d'indécences& de propoſitions injurieuſes. D'ailleurs

55„ il fit parottre aſſez de gravité, dans ſon air& dans ſa conduite, pour

„ faire comprendre aux Japonois, que des ordres ſi bouffons lui plairoient

„ Peu(i). Cette ſcéne finit par un diner, qu'on ſervit devant chacun de Diner quron„ nous, ſur de petites tables couvertes de mets à la Japonoiſe; avec de beg Hol„„ petits bäatons d'ivoire, qui nous tinrent lieu de couteaux& de fourchet-*0ον.

„ tes(X). Enſuite, deux Officiers nous reconduiſirent dans la premiere

„ anti-chambre, oùð nous primes congé d'eux’“*.

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L'’AHM-

(b) Pag. 101. autre endroit(pag. 187), que le diner ne

(i) Kæmpfer ne laiſſe pas de convenir, répondoit pas à la magnificence d'un ſi puiſ-(pag. 190.) qu'au ſecond Voyage de l'Am- ſant Monarque. Voici la deſcription qu'ilbaſſfadeur à la Cour, on l'obligea d'ôter auſſi fait d'un de ces repas:„ Sur chaque table,ſon manteau& de faire Pexercice dans la„on plaça les mets ſuivans: 10°. Deux petitschambre. LEmpereur avoit été ſi content„ pains creux, parſemés de graine de Seſa-des Hollandois, au premier Voyage, qu'en„ me. 20. Un morceau de ſucre blanc, ra-les revoyant pour la ſeconde fois, il leur fit„ finé comme s'il cũt éeté rayé. 30. Cinqordonner, ſans perdre de tems,„ d'ter Kainokis, confits: ce ſont des noiaux de„ leurs manteaux, de ſe tenir debout, de„ l'arbre Kai, qui reſſemblent aſſez à nos„ marcher, de tournoier, de danſer, de„ amandes. 40. Une tranche de gateau,

„ chanter, de ſe faire des complimens en-„ quarrée& platte. 5°. Deux gaàteaux faits„ tr'cux, de ſe fächer, de s'inviter à diner,„ de fleur de farine& de miel, en forme„ d'entrer en converſation, de diſcourir fa-„ d'entonnoir, bis& épais, mais un peu„ miliérement comme un père fait avec ſon„ durs„ qui avoient d'un cêté l'empreinte„ fils, de montrer comment deux amis, ou„ ſoleil ou d'une roſe,& de PF'autre,i& une femme s'entretiennent, ou„ du Dairi- Tſiap, c'eſt-à-dire, les ar

congé l'un de l'autre; de jouer„ n s du Dairi, qui ſont 2& I.

c des enfans, de les porter ſur leurs„ fleur d'un grand arbre, nommé Kiri. La

s8, d'oter leurs chapeaux& leurs perru-„ fleur reſſemble aſſez à celle du Glouteron,ques'.&c. Pag. 181& ſuivantes. On a„& la feuille à celle du Digitalis. 60. Deux

3vü dans la Relation de Mendez-Pinto, au„ nes quarrées d'un gâteau fait de finedouzieme Tome de ce Recueil, qu- 18 e de fêves& de fucre, d'un rougenois ſont eux-méêmes d'aſſez bor„ brun& caſſant. 7⁰. Deux autres tranches

„ d'un autre gàteau de fine farine de rijaune& dur. 8⁰. Deux tranches d'un?d'en être les Acteurs.„ tr au, dont la mie étoit d'une pate

(k) Kempfer ne parott pas content de la„ e ent différente de celle de la crou-bonne chere Impériale. II fe plaint, dansun„ te. 9e. Un grand Mangue, bouilli& rem-

XITIVI. Part. r2⁴„ pli

& que le goòũt des farces reGrands, qui ne ſe croyent pas

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