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Tome quatorzième.
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DANS LEMPIRE DU JAPON, Lrv. IV. 341

tir. On en diſtingue pluſieurs Ordres(i). Mais à la réſerve de certainstitres, auxquels il y a des fonctions attachées, les autres ſont de ſimplestitres d'honneur, que le Dairi accorde également aux Princes& aux Sei-gueurs féculiers, ſoit à la recommandation de l'Empereur Cuboſama, ſoità leur propre priére, lorſqu'elle eſt accompagnée d'une groſſe ſomme d'ar-gent. Kæmpfer nomme néanmoins deux de ces titres, que le Cuboſamapeut conférer lui-même aux Premiers Miniſtres& aux Princes de Empire,mais avec le conſentement du Dairi; ceux de Makendairo& de Cami. Lepremier, qui étoit anciennement héréditaire, revient à celui de Duc ou deComte. Le ſecond ſignifie Chevalier(½).

ENxTRE pluſieurs marques qui diſtinguent les Courtiſans Eccléſiaſtiques,ils ont un habit particulier, qui fait connoitre, non-ſeulement leur profeſ-ſion, mais les différences mêmes de leurs Claſſfes. IIs portent de larges&longues culottes. Leur robbe eſt auſſi d'une longueur& d'une largeur ex-

rémes, avec une queue tratnante, qui s'étend fort loin derriére eux. Isſe couvrent la téte d'un bonnet noir, dont la figure déſigne leur rang ouleur emploi. Quelques-uns y attachent une large bande de crépon noir, oude ſoye, qui leur pend ſur les épaules;& d'autres, une piéce en formed'éventail, qui tombe devant leurs yeux. D'autres ont une large bande,qui deſcend des deux còôtés ſur la poitrine. Les Dames de la Cour du Dai-ri ſont vétues auſſi tout différemment des femmes Laiques; fur-tout lesdouze femmes de ce Prince, qui portent des robbes ſans doublure,& d'u-ne largeur ſi ſinguliére, qu'elles n'ont pas peu d'embarras à marcher lorſ-qu'elles ſont en habits de cérémonie(!).

LErupE& les Sciences font le principal amuſement de cette Cour.Non ſeulement les Kuges, ou les Courtiſans, mais pluſieurs de leurs fem-mes ſe ſont fait un grand nom par divers Ouvrages d'eſprit. Les Alma-nacs ſe faiſoient autrefois à la Cour du Dairi. Aujourd'hui, c'eſt un ſim-ple Habitant de Meaco qui les dreſſe; mais ils doivent etre approuvés par

un

(¹) Iis ſe réduiſent à ſix. Celui de la pre-

(1) IIs ſe ré- nt; quatrième& cinquième Claſſes ſont compoſéesmière Claſſe eſt Dai · Seo- Dai Sin. II con-

des Seonagon, Tſiunagon, Tſiuſeo,& des Sdid

ſacre la perſonne qui en eſt honorée,& lerend, à ſa mort, Dieu ou Cami. Auffi leDairi ſe le réſerve-t'il à lui ſeul, ou le don-ne-t il rarement à d autres. Le titre de Quan-bukbu appartient auſſi à la première Caſſe,& c'eſt celui du premier Officier de la CourEccléſiaſtique. L'Empereur Séculier s'en croithonoré lui même, ou le céde à ſon Héritierpréſomptif. C'eſt le même que celui de Que-bacondono, ou Cambacundono, qui ſe trouùveſouvent dans les Relations des Jéſuites.Sa- Dai Sin, U· Dai- Sin,& Nai · Dai- Sin,font trois titres qui appartiennent à la fecon-de Claſſe,& jamai y a plus de trois per-ſonnes, qui en ſoient revêtues. 3°. LesDai Nagon& le poſent le troi-ſieme Ordre. res ſont toũjours

12.& o. Les

29

07

gon, co

ſiu. Ces deux Ordres ſont fort nombreux&ſe ſubdiviſent en pluſieurs rangs. Ceux quien ſont honorés portent en général le nom deTenſio-Bito, qui ſignifie Hommeg celeſtes; com-me tous les Officiers de la mème Cour prennent le titre de Kuges, c'eſt-à-dire, SeigneursEccleſtaſtigues, pour ſe diſtinguer des Geges,nom ſous lequel ſont renfermés tous les Laiques. 6°. Les titres de la ſixieme Claſſe ſont,Tai, IU, Goi,& d'autres moins conſidéra-bles. Ibid. pag. 240.

(X) Le méême caractère, qui ſiame déifiée, ſe prononce aufſi Cuque d'un nature tout-à- fait différente.général, toutes les Divinités du Japontent le nom de Cami. Ibid. pag. 241.

(1) Lbid. pag. 242

nifie une

i, quoi-En

por-

VV 3

2—

DzscaIprIoFDU JaroN.

Deux ti-tres à la no-mination duCuboſama.

Habits desKuges, ou desCourtiſans du

Dairi.

Amuſemensde la CourEccléſiaſti-que.