OU DELA NOUVELLE ESPAGNE, Lrv. II.
ſinguliére de leurs coutumes étoit celle qui regardoitvivoient librement avec toutes les Femmes, juſqu'au jour qh
Mais lorfqu'ils étoient déterminés 2ient une nuit avec la Femme dont ilai trouvoient quelque défaut, ils étoient
ſoient pour ſe marier.conjugal, iEpoufe;& s'llvoyer
tens, il ne leur étoit plus permis d'en prendre une autre.
mengoient àlibertés qu'ils avoientpriver, pendant vingtpurifier
Femme exergoit auſſi toutes ces rigueurs ſur elle-méême.rejoignoient, pour vivre enſemble juſqu'à la mort. II
Au contraire, s'ils déclaroient le
faire penitence de tous les péchés de leur vie, ſurient prifes avec d'autres Femmes. Ellgt ou trente jours, de tous les plaiſirpar des bains,& à ſe tirer du ſang des oreilles& des bras. La
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les Mariages. IIsmentfaire leur
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*nés à l'engag
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Alors, ils com-P-tout des
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que cette loi ne regardoit que le Peuple; car les Chefs de la Nation avoient
pluſieurs Femmes(
1
UN Hiſtorien obſerve que les Miſſionnaires ont tenté de réduire les prin-cipes du Chriſtianiſme en langue Otomie, ſans y avoir jamais pu réuſſir.
Elle eſt non-ſeulement fort groſſiere,que celle des Chinois n'en approche point pour la brieveté.ciation plus haute ou plus baſſe, plus vive ou plus lente, eſt p'un
mais compoſée de ſi peu de mots,Une pronon-ique
méthode de ceux qui la parlent, pour exprimer la différence de leurs
tant de Peuples.treize différentes().
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On ne trouve d'ailleurs aucune explication ſur les langues deDans la ſeule Province des Miſteques, on en comptoitCeux, qui nous apprennent que le Chontal, 1
Zoque& le Mexiquain etoient les plus communes, n'ajoutent preſque
rien qui puiſſe en éclaircir la nature& les principes.quement que le Mexiquain eſt devenu, par dégrésnérale, non-ſeulement parce qu'elle eſt la pſi
chaque Ville, pour. leur apprendre la langueEſpagnole;& auſſi s'efforçoient-, en la plusgrande diligence qu' ils pouvoient d'appren-dre leur langue. Ce ne fut pas auſſi une pe-tite difficulté pour leur ôter leurs ldoles, par-ce que pluſieurs opiniàtres ne les vouloientpoint quitter, les axant par ſi longs ſiéclesretenues pour leurs Dieux; diſant qu'il de-voit ſuffire qu'avec eux ils miſſent la Croix& Marie(ainſi appelloient-ils Dieu& tousles Saints)& qu'il leur pouvoit être permisd'avoir& retenir leurs Idoles, comme auxChrétiens d'avoir pluſieurs Imageste opiniatreté, ils cachoient en terre ces Ildo-les;& par-deſſus ils plantoient une Croix,afin que ſi on les trouvoit prians& faiſansleurs oraiſons à leurs Idoles, on penſaàt qu'ilsadoraſſent la Croix. Mais étant recherchésſur telles ruſes,& ayant perdu leurs Tem
ples, leſquels on mit par terre& auſſi leursIdoles,& les accoutumant& contraignant
d'aller à nos Egliſes, laiſſerent enfin cette
Sur cet-
Herrera dit uni-
„ la Langue preſque gé-
9s douce& la plus poſie,mals
damnable idolätrie. Sur la peine qu'ils a-voient de quitter ce grand nombre& plura-lité des Femmes, alleguant qu'ils avoienttrop peu d'enfans d'une Femmée ſeule, qu'ilsétoient bien ſervis& aimés de celles qu'ilsavoient déja, qu'ils ne vouloient ſe lier pourtoujours avec une ſeule, laquelle ſeroit lai-de ou ſtérile, que nos gens leur comman-doient ce qu'eux-mêmes ne faiſoilent pas,s'accoſtant d'autant de Femmes que bonleur ſembloit,&c le Pape Paul, tiers dunom, conſiderant leurs coutumes en matièrede ſucceſſion, pour bonnes& juſtes raiſons,permit à tous les Habitans de ce Pays, de ſemarier enſemble juſqu'au tiers dégré de con-ſanguinité. Mexico fut vingt ans Evéê-che;&'an mille ſix cens quarante-ſept, lePape Paul tiers Iérigea en Archevêéché. Ga-mara, Liv. 2 Chap. 95.
(v) Herrera, Déc 3. Liv. 4. Chap. 9.
(x*) Ibid.
(y) Lid. Liv. 3. Chap. 14.
DEscRIPTION
DE
L A
VELLE
EspA-