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Tome dix-huitième.
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oU DE LA NOUVELLE ESPAGNE, LIv. II 699

me lenteur;& que les coups ſont inutiles pour lui faire doubler le pas.„J'enai frappé quelques-uns, dit ce Voyageur, dans l'eſpérance de les animer.„ IIs paroiſſent inſenſibles. Rien ne les effraie& ne peut les contraindre à„ marcher plus vite(n/)“.

L' Armadillo de la Nouvelle Eſpagne tire ſon nom, comme celui de'IſleEſpagnole, de l'eſpèce d'armure, dont il eſt revêtu; mais il a le corps pluslong,& la groſſeur d'un Cochon de lait. Les Mexiquains le nomment Ahyo-tochtli. Son écaille lui couvre tout le dos,& ſe rejoint ſous le ventre, oùelle ne laiſſe que la place des quatre pattes. II a ſa tête petite, le grouindu Pore,& le cou aſſez long. Dans ſa marche, il laiſſe voir entiérementſa téte; mais, à la moindre crainte, il la cache ſous ſa coquille, ouù reti-rant auſſi ſes piés, il demeure immobile comme une Tortue de terre. Son6caille eſt partagée en croix, au milieu du dos,& ces jointures lui ſerventà ſe tourner. Ses piés reſſemblent à ceux de la Tortue de terre. II a desongles très forts, avec lefquels il- creuſe la terre comme les Lapins. Sachair eſt eſtimée(°).

LE Tlaquatzin eſt un Animal de la forme d'an petit Chien, qui ale mu-ſeau long& ſans poil, la téte petite, les oreilles fort minces, les yeux pe-tits& noirs, le poil du corps aſſez long,& blanc juſqu'à l'extremité, quieſt noire, la queue ronde, longue de huit ou neuf pouces, de couleur ti-grée,& ſi flexible, qu'il s'en ſert pour ſe tenir ſuſpendu à tout ce qu'ellepeut embraſſer. La Femelle porte à la fois, quatre ou cinq Petits, qui neſont pas plutêt nés, qu'elle les met dans un ſac de peau que la Nature luia formé fous les mammelles, ou' elle les nourrit facilement de ſon lait. Ceſac eſt ſi bien diſpoſé, qu'on n'en découvre pas aiſfément l'ouverture. L. eTlaquatzin monte ſur les arbres avec une merveilleuſe légereté,& fait laguerre, comme le Renard, aux Oiſeaux domeſtiques. Sa queue paſſe pourun ſpécifique contre la Gravelle& pluſieurs autres maux. Laet affure qu'el-le a d'incroyables vertus(p).

LE Chat-Tigre, qui eſt commun dans la Province d'Vucatan, eſt un A-nimal farouche, de la groſſeur de nos Matins, Ila les jambes courtes,&le corps ramaſſé commée un Matin; mais par la téte, le poil,& la maniè-re de quéter ſa proie, il reſſemble fort au Tigre. Le nombre en eſt ſigrand dans Ja Baie de Campéche, qu'ils y ſeroient redoutables aux Habi-tans, s'ls n'avoient, pour leur nourriture, les jeunes Veaux ſauvages qu'ilstrouvent en abondance. IIs ont la mine altiere,& le regard ſi farouche,que le Voyageur, qu'on cite, n'en rencontroit jamais ſans frémir(„·¹).

Ox compte, entre les plus ſinguliers Animaux de la Nouvelle Eſpagne,une eſpéece de Vache qui habite les Bois, dans le voiſinage des grandes Ri-vieres. Elle eſt de la groſſeur d'un Taureau de deux ans,& de la figured'une Vache par le corps: mais ſa téte eſt beaucoup plus groſſe, plus ra-maſſée, plus ronde& ſans cornes. Son- mufle eſt court, ſes yeux ronds,

pleins,

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(n) Dampier, page 273.(a.) Laet, avertit que cet Animal ſe trouvedans toute l'Amérique, mais qu'il eſt diffé-

rent dans chaqueſeur. Liv. 16. page(p) Laet, Liv. 5.(2) Dampier, TZome00003

L'Ayotochtliou l'Arma-dillo.

Le Tlaquat.

zin.

Le Chat

Tigre.

La Vachemont& ſes ſin

rités.

8*