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berti. Celles de la collection de M. Gaillardot ont été présentées à la Réunion desGéologues français à Strasbourg , et décrites par M. Mougeot, Bulletin de la Soc.Ge'olog- de France > Tom. VI, p. 20, sous le nom de Ptycholepis que je leur avaisd’abord donné, mais que depuis j’ai consacré à un genre particulier au Lias. M. Mou-geot me faisant espérer un envoi considérable de poissons fossiles du Muschelkalkdes Vosges et de la Meurthe , dans lequel j’espère trouver quelques complémens auxespèces de cette formation, je m’abstiendrai pour le moment de citer les figures de cesespèces, que je réunirai dans ma planche 19, qui leur est consacrée, et qui fera partied’une prochaine livraison. Ce genre deviendra important, je crois, parce que plusieursde ses espèces, étant très-répandues, peuvent être envisagées comme caractéristi-ques. Le G. asper de mon Tableau synoptique des Ganoïdes, p. 6, appartient augenre Acrolepis (Voy. aussi page 69 de ce volume. )
I. Gyrolepis Albertii Agass.
Vol. 2, Tab. 19.
Cette espèce est la plus commune et la plus répandue du genre, et celle que j’aiconnue la première. En Allemagne , on la trouve dans le Muschelkalk, dans les loca-lités suivantes : à Friedrichshall, à Rottweil, dans le lignite argileux de Rietheim etde Biberfeld, dans une brèche osseuse de ce lignite à Rottenmünster, dans la Dolo-mie qui le recouvre, et dans les environs de Bayreutli et de Breslau ; en France , dansles départemens des Vosges et de la Meurthe ; enfin en Angleterre, à Wickwarr prèsde Bristol , dans une brèche osseuse très-semblable à celle du Wurtemberg qui vientd’être mentionnée.
Ces écailles ont une forme rhomboïdale ; leur partie émaillée est équilatérale, leursbords sont droits, excepté dans la partie cachée qui fait un angle très-obtus avec lapartie émaillée. Les rides de la surface extérieure de ces écailles sont assez éloignées,dirigées obliquement du bord antérieur au bord postérieur; elles forment dé tempsen temps des anastomoses, ce qui les rend sinueuses, et se terminent au bord posté-rieur sans faire de saillie et sans y produire par conséquent de dentelure. Dans lesexemplaires dont l’émail est en partie détruit, on voit très-distinctement au bord deslames d’accroissement de petits bourrelets. La surface intérieure de ces écailles estparfaitement lisse, surmontée vers son milieu d’une quille transversale plate, qui setermine au bord supérieur par un onglet articulaire obtus et proportionnellement très-court. Au bord inférieur se trouve une fossette, dont les dimensions correspondent àcelles de l’onglet.
On conçoit que ce n’est qu’avec la plus grande réserve que l’on doit se laisser aller
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