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à des suppositions sur les formes d’animaux dont on ne possède que des fragmens siincomplets. Cependant, ayant fait à l’égard des Ganoïdes la remarque, qu’en géné-ral les espèces dont les écailles sont proportionnellement plus hautes que longues, ontle corps très-large *, que celles dont les écaillés sont équilatérales sont plutôt fusiformes,et enfin que celles dont, les écaillés sont plus longues que larges, ont ordinairement uneforme plus élancée, il me paraît probable que les espèces du genre Gjrolepis avaientà-peu-près la forme et les proportions des espèces trapues du genre Ambljpteras ,comme je l’ai fait observer dans les additions à ce genre qui se trouvent à la suite duchapitre des Palceoniscus. Il reste pourtant ici encore une difficulté à résoudre : c’estcelle de la pluralité des espèces trouvées sur le Continent. J’ai déjà fait remarquer àdifférentes reprises que les écailles n’avaient pas sur toute la surface du corps exac-tement la même forme 5 il ne serait donc pas impossible que toutes ces écailles du Mu-schelkalk et du Keuper eussent appartenu à une même espèce, et que leurs différencesne résultassent que de leur position. Je ne le pense cependant pas, et je crois que l’onne doit envisager comme appartenant au G. Albertii que les écailles dont les rides on-dulées , mais continues, ne sont pas extrêmement rapprochées. Car, si même les écailleschangent de forme dans différentes régions du corps, il est rare que la nature du re-lief de leur surface extérieure présente des différences bien notables. Je pense doncque les écailles qui vont être encore décrites proviennent de deux espèces qui diffèrentréellement du G. Albertii.
Quant à la formation dans laquelle on trouve toutes ces écailles, je ferai remarquerencore que sur le Continent c’est dans le Muschelkalk et le Keuper , dépôts que M. d’Al-berti envisage comme différens étages d’une même formation qu’il appelle Trias . Cettedénomination que M. d’Omalius d’Halloy a changée en celle de terrain triasique, enadmettant la réunion du grès-bigarré, du Muschelkalk et du Keuper , proposée parM. d’Alberti, et qui est confirmée par tous les fossiles trouvés dans ses différens étages,et en particulier par les espèces de poissons suivantes : les Placodus impressus et Gi-gas , trois espèces de Gjrolepis j les Psammodus Elytra s angustissimusheteromor-phus et reticulatus j les Acrodus Braunii et Gaillardotij et les Hjbodus plicatilisobliquus et sublœvis.
II. Gyrolepis tenuistriatus Agass.
Yol. 2, Tab. 19.
Cette espèce est aussi répandue que la précédente ; on la trouve en Allemagne dansles schistes du Lignite marneux de Rottweil ( Primthal ), dans le grès de Rietheim etde Biberfeld, dans celui de Tæbingen, dans les environs de Bayreuth et de Breslau ;