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Cette espèce se trouve également dans le Lias d’Allemagne et d’Angleterre, maiselle paraît être moins rare sur le Continent.
X. Tçtragonolepis ovalis Agass.
Yol. 2. Tab. 21, fig. 3 .
Cette espèce n’a encore été trouvée que dans le Lias des environs de Boll; tous lesexemplaires que j’en ai vus sont de la collection de M. le D r Hartmann à Goeppingen,à qui la découverte en est due. Les différences qui la distinguent de la précédentesont plutôt des différences de forme générale que des caractères de détail particuliers.C’est la plus allongée de toutes les espèces du genre à moi connues ; elle forme un ovalequi se rétrécit insensiblement à sa partie postérieure. La tête est proportionnellementplus petite et surtout considérablement plus allongée que celle de ses congénères. Sagueule est aussi un peu plus fendue j ses dents ont du être également plus longues,puisqu’elles le paraissent autant que celles de toutes les espèces connues, quoiqu’ellesaient toutes la pointe brisée. Ce qu’il reste des os de la tête, dans l’exemplaire que j’aifait graver, appartient au côté gauche et n’est visible que par sa face interne. Au bordinférieur de l’interopercule et du subopercule on voit 7 rayons branchiostèglies largeset aplatis. Ce qu’il y a de très-curieux dans cet exemplaire, c’est qu’une partie des arcsbranchiaux et des peignes des branchies elles-mêmes est parfaitement bien conservée,et visible entre les rayons branchiostègues et l’orbite. Il n’est pas possible de recon-naître dans la structure des branchies la moindre différence d avec les branchies pec-tinées des poissons ordinaires de notre epôque. L oibite est entouree de sous-or-bitaires étroits. Presque tous les os du crâne sont enlevés*, cependant l’on remarque enavant un fragment de l’ethmoïde et du frontal antérieur, dont la surface porte de petitstubercules arrondis, et en arrière les plaques suroccipitales au nombre de 4, qui per-mettent de reconnaître la forme et les dimensions de la tête. Dans d’autres exemplairesj’ai reconnu que tous les os du crâne et surtout les pièces operculaires portent unegranulation tuberculeuse, très-peu serrée.
Tout le tronc présente à découvert sa face extérieure gauche ; vers la queue, seule-ment, et le long de la dorsale et de l’anale, on voit un petit espace où les parties so-lides du corps ont entièrement disparu et n’ont laissé que leur empreinte. Les écaillessont très-petites le long du dos et sur les côtés de la queue 5 celles des flancs sont beau-coup plus grandes, et surtout beaucoup plus hautes que longues, excepté vers la gorgeet en dessous des pectorales, ou elles sont à-peu-près équilatérales. Leur surface àtoutes est parsemée d’aspérités irrégulières, tantôt en forme de petits tubercules ar-
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