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Les occipitaux externes , n° 9, font saillie en arrière des pariétaux; leur bord interne s’u-nit, aux bords verticaux de l’occipital supérieur.
Les occipitaux latéraux , n° 10, placés au dessus et sur les côtés du basilaire, ferment lacavité du crâne en arrière et sur les côtés du trou occipital. Ils sont ployés à angle droit sureux-mêmes, de manière à offrir deux larges surfaces; celles d’arrière, par leur réunion, for-ment en grande partie la paroi postérieure du crâne, et le grand trou occipital est à leur bordinférieur. Les faces latérales sont percées d’un trou au milieu, qui donne passage aux nerfshypoglosses et glossopharyngiens.
Le basilaire , n° S, est très-remarquable en ce qu’il a tout-à-fait la forme d’un corps devertèbre et que non-seulement sa surface articulaire postérieure, mais même l’antérieure estconcave et conique comme les surfaces articulaires des vertèbres ordinaires.
Enfin les mastoïdiens, n° 12, sont des os de forme singulière ; leur bord externe, traversépar un canal muqueux est le plus renflé ; il est un peu arqué en arrière et se termine parune corne saillante à laquelle s’attache le suprascapulaire accessoire, n° 21; leur lame ho-rizontale , dilatée en avant, s’unit aux frontaux principaux et aux pariétaux ; la lame verti-cale s’articule avec les occipitaux latéraux et avec la grande aile sphénoïdale.
Toutes ces pièces osseuses de la partie postérieure du crâne sont engagées dans une cap-sule cartilagineuse qui constitue l’élément essentiel de toute l’enveloppe crânienne et qui fermepartout les lacunes que les pièces osseuses laisseraient entre elles dans les parois de celteimportante cavité. Dans le Brochet, même adulte, je n’ai pas remarqué de point d’ossificationà l’endroit ou devrait se trouver l’os n° 15, que Cuvier appelle rocher.
La cavité du crâne est petite et circonscrite dans l’espace compris entre les frontaux pos-térieurs , les ailes sphénoïdales, les pariétaux, les occipitaux et le sphénoïde principal. Lorsquesa voûte est enlevée, Tab. K, fig. 9, on remarque en avant de cette cavité la grande ou-verture par laquelle sortent les nerfs olfactifs et optiques et les nerfs accessoires des organesdes sens, de la vue et de l’odorat ; sur les côtés, dans la grande aile sphénoïdale, s’ouvrent lestrous pour les nerfs de la cinquième et de la septième paire et pour ceux de la sixième paire ;entre la grande aile et l’occipital latéral, on remarque un fond du crâne, sur les côtés deuxfossettes ovales dans lesquelles sont logés les labyrinthes ; les canaux semicirculaires posté-rieurs de l’oreille interne s’adossent contre l’occipital latéral, les antérieurs contre la grandeaile sphénoïdale et les moyens sous le mastoïdien. Le grand trou occipital est triangulaireet déprimé, fig. 7.
Si après avoir passé en revue tous les os qui entrent dans la composition du crâne propre-ment dit, nous nous demandons si les noms qu’ils portent maintenant expriment bien réelle-ment leur analogie avec les os du crâne des animaux vertébrés supérieurs, nous ne pour-rons nous empêcher d’élever certains doutes sur la manière dont plusieurs d’entre eux ont étéparallélisés. Pour ne pas allonger nos discussions à ce sujet, je me bornerai à reprendre lesdéterminations de Cuvier, telles qu’il les a résumées dans le premier volume de son Ilis-