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[Tome IV et V.]
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toire naturelle des Poissons; quant à la synonymie de ces os, chez les différons auteurs, elleest très-complète dans louvrage de Cuvier, et jy renvoie mes lecteurs, pour éviter ici touterépétition.

On ne saurait douter quen somme le même arrangement des os du crâne nexiste chez lespoissons et chez les autres vertébrés. Leurs frontaux sont bien réellement analogues aux fron-taux des reptiles, des oiseaux et des mammifères, alors même que ces os sont traversés de ca-naux muqueux chez les poissons ; ils en différent cependant en ceci, que toute leur base cartila-gineuse ne sossifie pas complètement. Pour comparer donc rigoureusement les os des pois-sons aux os des autres vertébrés, il faudrait comprendre dans ces rapprochemens la partiecartilagineuse des os aussi bien que les plaques durcies qui y adhèrent, puisque les massescartilagineuses constituent souvent la partie essentielle du squelette. On se ferait à mon gréune bien fausse idée de lostéologie des poissons si lon voulait, comme Reichert, nenvisagerles plaques osseuses qui recouvrent le crâne, que comme des plaques écailleuses, par la raisonseule que ces plaques se détachent aisément de la capsule cartilagineuse du crâne. Pour ré-futer cette manière de voir, il suffit dobjecter lexistence décailles très-complètement dé-veloppées dans la peau qui recouvre toute la surface du crâne chez plusieurs poissons de cettemême famille des Perches, que Reichert cite à lappui de son opinion. Lexistence de ca-naux muqueux dans ces os nest pas non plus une raison suffisante pour les envisager commedes écailles; car sil en était ainsi, la tête des poissons ne compterait, pour ainsi dire, plusde véritables os et il faudrait même envisager la mâchoire inférieure comme étrangère àla charpente osseuse proprement dite, puisque cet os est aussi traversé de canaux muqueux.Je ne vois pas non plus lavantage quil peut y avoir à donner des noms nouveaux aux fron-taux antérieurs et aux postérieurs et à les appeler processus orbitalis anterior et processus or-bitalis posterior ; car ce ne sont pas de simples apophyses, mais bien de véritables os distincts,quoiquils correspondent en effet aux apophyses orbitales antérieures et postérieures de losfrontal.

Les ethmoïdes, les nasaux et le vonier me paraissent réellement correspondre aux os demême nom des vertébrés supérieurs ; seulement limportance de ces pièces est bien diffé-rente dans les diverses classes de ces animaux. Les nasaux loin de contribuer à la for-mation et à la protection dune cavité importante, ne sont encore chez les poissons quune

simple enveloppe solide autour dun tube muqueux ; les ethmoïdes nont également pas en-core acquis limportance quils ont chez les vertébrés supérieurs, comme base solide dudéveloppement de la muqueuse du nez. En revanche, le vomer a, chez les poissons, uneimportance quil na plus chez les autres vertébrés. Les os du palais et les maxillaires su-périeurs de droite et de gauche ne se réunissent pas lun à lautre à la base du crâne,

comme cest le cas chez les vertébrés supérieurs ; le vomer, au lieu dêtre réduit au rôle desimple cloison entre les narines , forme une partie plus ou moins considérable de la voûte dupalais, se recouvre môme de dents et fonctionne comme mâchoire supérieure.

TOM.. V, 2 e PART.

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