viij DISCOURS
mathématique ; ces deux parties doivent être unies dans Fhisstoire, comme elles Font été pour les progrès de la science.Mais nous ne montrerons de la partie mathématique que cequi est absolument nécessaire pour faire connoître les moyensdes découvertes, pour établir la foi due aux vérités obtenues.On ne se propose point ici de former des astronomes ; on nedoit donc exposer que les méthodes fondamentales ; le resteappartient aux livres élémentaires. Le physique de Gastro-nomie est notre premier objet ; il doit dominer, animertout : nous nous proposons de dire comment & par quelmoyen Fhomme s'est assujetti Funivers.
Mais les faits de la nature font infinis comme elle, & lesrécits de Fhistoire ne peuvent Fembrasser toute entiere ;Fétendue des explications est égale ment difficile à fixer ;cette étendue pourroit varier autant que les lecteurs. Suivantle degré de leurs lumières, il leur faut une instruction plusou moins développée , il faut leur présenter des faits plus oumoins serrés. Dans une nation éclairée, les classes instruitesforment comme une échelle assez large par fa base , étroiteà son sommet : en montant, la lumière des individus aug-mente , & leur nombre diminue ; un homme unique fait peut-être à lui seul la plus haute classe & le sommet de la chaînedes êtres intelligens. Dans les vues de la nature il faudroit nelui montrer que celles qui ont saisi les grandes masses : il estaccoutumé à franchir les intervalles, à réduire beaucoup dechoses dans un petit cípace, à ne voir que leurs sommités ;il ifa besoin que de quelques faits pour embrasser Fhistoire
des