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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. t?

par la voie des Chaldéens, avoir hérité de quelques-unes desdépouilles de l’antiquité. Ces preuves font des conjecturesassez heureusement liées pour porter avec elles une forte deconviction. Nous avons dit que chez les anciens il y eut beau-coup de ces révolutions , appelées grandes années 3 composéesd’un certain nombre d’années communes Le civiles. II nous enreste une de 2484 ans qui est attribuée à Aristarque (a ). Onn’a connu jusqu’ici, ni cherché l’objet de cette période: nouscroyons savoir découvert. La grande année de 24S4 ans estune période qui ramene le loleil Le la lune en conjonction avecla même étoile (b). Elle avoir sans doute des usages pour 1 aí-trologie judiciaire ou naturelle ; mais elle suppose les révolu-tions du soleil Le de la lune , telles quelles étoient établieschez les Chaldéens : ce qui est une preuve assez forte de lalégitimité de nos conjectures. On entrevoir même que lesChaldéens ont pu connoître deux révolutions de la lune , àl’égard du soleil; l’une plus ancienne , l’autre plus moderne Lemoins exacte (c). C’est par ces recherches , c’est en diícutanttoutes ces choses qu’on peut surprendre le secret des anciens,& faire revivre leurs richesses, perdues avec le tems Le par labarbarie.

§. x V I.

L’obsf.kvation , la plus délicate Le la plus curieuse d’Arií-tarque , est celle du diamètre du loleil. Archimede (d) nousapprend que cet astronome avoir mesuré sangle qui a sonsommet dans l’œil, Le qui embrasse sétendue de ce diamètre;il le trouva de la -710 e partie du cercle que le soleil décritautour de la terre. Ce résultat ne s’éloigne pas beaucoup de la

(a) Cenfotin. de die natali, I, Z. 18. (c) Ibidem , $. 11.

{b) Eclaire. Liv. I, Z. io. (d)In arenarïo. Valiisopéra, T. III,p. f x J.

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