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Tome premier.
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vérité, Sc l’observation est difficile. II est vrai qu’Archimedepàroî: douter de son exactitude. La vue , dit-il, la main , lesinflrumns dont il faut fe servir 3 ne sont pas propres à inspirerla confiance nécessaire. Ce doute nous en donneroit beaucoupà nous-mêmes , st Archimede n’avcit pas fait une observationsemb.able , qui peut servir à apprécier celle d’Aristarque. Cesdeux grands hommes étoient à peu près contemporains ; nousanticiperons fur ce que nous avons à dire d’Archimede , Scnous rapporterons ici la méthode dont il se servit pour mesurerle diamètre du soleil.

Vers l’extrémité d’une longue réglé de bois, il plaça ver-ticalement un petit cylindre, aulìì de bois, Sc arrondi autour ; de l’autre extrémité il regarda le soleil , Sc il fit glisserle petit cylindre , jusqu'à ce que le disque sût entierementcaché ; ensuite il le fit glisser de nouveau , jusqu’à ce qu’iluppercut déborder les rayons de chaque côté, Sc qu’il distin-guât la moindre partie viíible du loleil. Le véritable diamètrede cet astre étoit entre ces deux mesures, dont l'une est tropgrande Sc l’autre trop petite. II ne s’agissoit plus que de déter-miner sangle que le petit cylindre saisoit au fond de l’œildans ces deux positions. Mais ceci demandoit une attentionassez délicate , qui ne manqua pas au génie d’Archimede. Lesommet d’un angle n’est qu’un point; ici les deux yeux avoientégalement servi , les deux axes visuels étoient séparés par unedistance qu’il falloit connoître. Pour y parvenir, il prit deuxcorps ronds , de grandeur égale , dont l’un étoit blanc, Sc lesayant placés à quelque distance , le corps blanc derrière l’autre,il observa s’il étoit entierement caché. II répéta la mêmeépreuve fur d’autres corps, toujours égaux entr’eux , mais plusou moins grands que les premiers , jusqu’à ce qu’il en eûttrouvé deux dont la grandeur fût telle que le corps blanc fût.