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Tome premier.
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DE L’ASTRON OMIE MODERNE. r z

sement à proscrire les nouveautés, sur -cour quand elles fontutiles & glorieuses. Cependant , comme le remarque M. deMontucla (u), il est vraisemblable que Faccusation ne sut pointjuridique. Plutarque ne dit point , ni aucun autre auteur,que le successeur de Zéuon ait traduit Aristarque devant lestribunaux comme partisan de l’opinion pythagoricienne. Alorsle philosophe seul est coupable, Le la nation est justifiée. Cesquerelles particulières rentrent dans l’ordre commun ; les im-putations calomnieuses font la ressource de f en vie : la haîneen a renouvelé le scandale dans tous les siécles, Le Cléanthèsa eu bien des imitateurs.

§. XIX.

L’opinion qui place le soleil en repos au centre du monde,& notre globe en mouvement autour de lui , transmise parPhilolaiis, adoptée par Aristarque, ne fut point suivie dansi’école d’Alexandrie. Cette idée , trop grande pour la portéedes esprits de ce tems, ne trouva qu'u ne feule tête oh elle pûtse placer. Rien ne prouve mieux que cette hypothèse ne futjamais qu’une opinion, soit dans l’école de Pythagore , soitdans l’Inde Le dans la Babylonie. On n’oublia pas qu’elle avoitété regardée comme une vérité ; elle étoit respectée commeces familles illustres dont Forigine se perd dans la nuit destems , Le dont la noblesse antique n’a d’autres fondemens quel’incertitude qui naît de cette obscurité, une ancienneté recon-nue , Le la croyance d’une longue suite de siécles. La vérité dumouvement de la terre ne put produire ses titres , quandHypparque vint tout soumettre à Fexamen, en recommençantFAstronomie. Ce grand homme la rejeta comme une vieille

(a) Histoire des Mathématiques, Tome I, p. ioj.