HISTOIRE
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pas nés, où les hommes ne s’étoient pas accoutunv's à consi-dère: les propriétés des figures , on sentira combien on ducêtre embarraílé de ces difficultés ; combien il fallut de géniepour les résoudre. On y parvint par une suite d’idées 6c d’in-ventions, difficiles parce qu’elles font les premieres, 6c subli-mes parce qu’elles font simples. La simplicité est encore au-jourd’hui le mérite suprême des inventions nouvelles ; c'estle partage des esprits supérieurs : on n’y parvient qu’après desestais , des complications ingénieuses , préliminaires souventindispensables de la simplicité; êc par ce qu’elle coûte d’estorts,aujourd’hui que la lumière est grande Le universelle , que lesarts font frétés, que les esprits se communiquent Le s’éclairent,on peut juger de ce qu’elle a coûté, lorsque les arts isolés com-me n soient avec la lumière , 6c que le génie , solitaire au milieude la foule des hommes greffiers, existoit leul contre les diffi-cultés.
O 11 examina le nouvel instrument, on en étudia le jeu. Onvit que pour des astres plus distans, il falloit éloigner davan-tage les deux réglés par un mouvement de rotation fur l’extré-mité qui leur étoit commune. On acheva la révolution entiereautour de ce centre; 6c l’on connut que cette révolution deve-noit une mesure fixe 6c invariable. Quelle que fût la distance,grande ou petite des astres , l’intervalle des deux réglés étoittoujours une fraction de la révolution entiere; il étoit toujourspossible d’en assigner le rapport. On y parvint en rendant lesdeux réglés égales , 6c en représentant par un cercle de boisou de métal le chemin que décrivoit l’extrémité de la réglémobile, Cette circonférence divisée en degrés donna les frac-tions mêmes du cercle , 6c toutes les distances furent mesu-rables. Voilà fans doute l’origine du cercle ; voilà fans douteencore la source du préjugé si profondément enraciné chez
les