DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 57
les anciens , que les astres ne pouvoient avoir qu’un mouve-ment circulaire. C’étoit le fruit de l’expérience. Après avoirsuivi long-tems un même astre, au moyen de la réglé mobile,il étoit naturel de conclure qu’il avoit fait le même cheminqu’elle. Cette origine de la courbe du cercle nous paroît vrai-semblable 6c curieuse. C’est ce qui nous a fait dire que lapremiere invention géométrique pouvoit appartenir à Gastro-nomie. La métaphysique, qui nous a guidés pour la retrouver,n’a peut-être pas été sentie par les inventeurs. Mais l’instru-ment qui en résulte , le cercle divisé , la mesure des distancescélestes par les angles 6c par le mouvement circulaire , fontdignes de nos éloges 6c de notre admiration. Les auteurs decette invention ont été capables de cultiver les sciences êcd’en étendre les progrès. Nos instrumens les plus ingénieux,les plus perfectionnés dans ce genre, ne font que cet instru-ment primitif. Nous pouvons fans doute nous applaudir de nosefforts , de nos succès ; mais en corrigeant nos maîtres par lesprogrès des siécles, nous devons dire qu’ils ont créé ce que nousperfectionnons.
§. v.
Dès que l’instrument circulaire fut inventé, on paffa bientôtà Hnvention de la fphere d’airain que nous avons décrite (a).Nous avons expliqué sii construction, fa position 6c son usage.Elle étoit en tout semblable à la fphere céleste. Chacun deses cercles s’appeloit une armille à Alexandrie , 6c la fphereentiere portoit le nom & astrolabe {b). Mais elle ne fut pointl’ouvrage de cette école célébré ; elle appartient à l’astronomieprimitive , 6c elle a néceffairement la date des déterminations
(<r) Astr. anc. Liv. U, §. 14.
Tome I.
( b) Ptolcmée, Almag. hlb. V. c. r,
H