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HISTOIRE
l’inégalité des heures , il falloit faire tomber l’eau inégale-ment , avec plus ou moins d’abondance. Ces deux cônes étoientarrondis avec tant de ressemblance , qu’en les mettant l’undans l’autre , ils se joignoient parfaitement. Le cône creuxavoir des dimensions telles, qu’étant rempli d’eau , il fe vidoitentierement dans la durée du plus court jour d’hiver. Sa lon-gueur étoit partagée en douze parties, & rabaissement de i’eaumarquoit les heures ; ou bien peut-être l'eau, tombée & reçuedans un vase , indiquoit les divisions égales du jour par fesdifférentes hauteurs. Lorsque les jours grandiffoient &c que lesheures devenoient plus longues, on introduifoit le cône solide,èc suivant qu’il étoit moins ou plus avancé dans le cône creux,l’eau paffoit avec plus ou moins de facilité ; il falloit plus dete m s pour écouler la même quantité d’eau & les parties dujour , <où les heures devenoient plus longues. Le cône solideétoit porté par une réglé graduée, qui montroit de combien ildevoir être enfoncé ou retiré , suivant la longueur des jours.Cette construction est simple , même grollìere. Une pareillemachine devoir être difficile à exécuter , en lui supposant lamoindre exactitude. L’échelle graduée sur-tout demandoit uneprécision dont les anciens n’ont pas été d’abord capables ;mais on la perfectionna successivement, Lc quelqu’imparfaitequ’elle fût , nous ne pouvons douter que cette horloge nemontrât l’inégalité des heures d’une maniéré satisfaisante. Nousdevons croire qu’elle n’avoit point de ces erreurs considérables ,qui auroient empêché qu’on n'en fît aucun usage. Le foinque Vitruve prend de la décrire prouve qu’on s’en étoit servilong-tems, &. qu’on s’en fervoit peut-être encore de son temschez les gens peu opulens, qui n’étoient pas en état de payerune plus grande exactitude. Imaginons combien il a falludéliais, de foins, d’expériences répétées òt suivies, au moins