7 o HISTOIRE
qui font la régularité du mouvement ont été suffisamment per-fectionnés.
§. XVI.
La troisième espece de clepsidre est; la première de celles oùles anciens avoient appliqué quelque connoissances astrono-miques. Ici.quoique la chute de l’eau dût être toujours égale,ce font des quantités inégales d’eau qui font l’incgalité desheures. Au-deíTous du cadran est placé un autre cadran {fig. /.),autour duquel font marqués les signes du zodiaque ôc les degrésde l’écliptique. La partie intérieure du cadran est mobile fur cezodiaque sixe ; elle forme un tambour dans l’épaisseur duquelest pratiquée une rainure inégale. Cette rainure présentée parle mouvement circulaire Sc uniforme du tambour , a un troupar léquel l’eau fort, en saillant palier des quantités tantôtplus grandes, tantôt plus petites; Sc cette eau ainsi dispenséedonnoit le mouvement à l’aiguille des heures. Le tambouravoit un index ; on voit qu’il ne s’agilìoit que de placer cetindex íur le lieu du soleil dans l’écliptiquc. La rainure inégalerégloit la quantité d’eau relative à la longueur du jour. Cesmoyens étoient ingénieux ; mais une pareille rainure est diffi-cile à bien faire Sc demande beaucoup de foin dans son exé-cution. Nous ne cesserons point de remarquer que tant d'iintel-ligence n’appartient point à un art nouveau. Quant au mou-vement communiqué à l’aiguille des heures , voici commentil s’opéroit. L’eau tomboit dans un rélervoir ; elle élevoit unmorceau de liege, qui tenoit à une chaîne légere, entortilléeautour de Taxe de l’aiguille : l’autre bout de la chaîne étoitgarni d’un poids fuípendu qui faifoit équilibre au morceau deliege, lequel, en montant, lai soit descendre le poids, ôc tournerTaxe ainsi que l’aiguille des heures.