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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 71

La quatrième efpece que nous croyons la derniere inventée,parce qu’elle suppose plus de connoissances, étoit appelée ana-phoriquc. On traçoit fur le cadran la projection des cercles (_/z£-. 6 .)de la fphere ; les dissérens parallèles du soleil y étoient décrits.La partie diurne Lc la partie nocturne de ces parallèles étoientchacune divisées en douze parties par les cercles horaires. Unclou à tête représentoit le soleil, que l’on pouvoit placer chaquejour dans le degré de l’écliptique , où il étoit réellement. Ceclou mis en mouvement par la chiite de l’eau , décrivoit leparallèle du soleil & montroit les heures. On voit que cettehorloge appartient à un íìecle plus éclairé que les premiers.Elle exige des tables du mouvement du soleil. Elle supposeconnue la méthode des projections. Elie est donc d’une datepostérieure à cette méthode & à Hypparque, qui le premierdonna des tables du mouvement du soleil. Sans doute cetastronome lui-même, ou du moins les artistes de son tems íefont empressés d’appliquer ces nouvelles connoiflances à laperfection des horloges.

§. XVI I.

Les clepsidres ont été en usage dans toute l’Asie (a) , à laChine, dans l'Inde , fans doute dans la Chaldée, dans l’Egypte ,dans la Grece où Platon les introduisit ; César les trouva mêmeen Angleterre , lorsqu’il y porta ses armes. Cet instrumentnouveau lui donna lieu d’observer que les nuits de ce climatétoient plus courtes que celles d’Italie. Les cadrans au soleiln’ont pas été d'u n usage si général. On ne voit des traces decette invention que chez les Chaldéens Le chez les Juifs qui

(a) Dans un triomphe de Pompée , de perles. Pline, Likr. XXXVII, cap. i.on porta parmi les dépouilles de l’Orient Mém. de l'Acad. Inscrip. Tome XX,une horloge qui étoit dans une boîte tissue p. 448.