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HISTOIRE
bornes à la vue de l’esprit, l’homme de génie , qui conçoitl’idée d’une science , en appercevroit d’abord toute l’étendue.Les forces limitées ont partagé les efforts Sc les travaux danstoute la durée du tems.
H. XXIII.
C e qui a justement immortalisé Hypparque, c’est l’entre-prise magnifique de compter les étoiles , Sc d’en laisser lespositions observées Lc le dénombrement à la postérité. Unenouvelle étoile apperçue dans le ciel, en fut l’occafion. Hyp-parque sentit tout ce que ce phénomène avoit d’extraordinaire.Les étoiles font ce qu’il y a de plus permanent dans le ciel,tant dans leur position que dans leur grandeur Lc leur éclat.Des astres semblables pouvoient donc être allumés ou crééstout-à-coup ; s’ils ont pu naître, ils peuvent donc périr ; unseul fait détruit à jamais la divinité des astres , & les rangedans la classe de tous les êtres , en les soumettant à la loigénérale de la nature , celle de naître , de changer Sc demourir. Hypparque jugea que ce phénomène, arrivé déjà plu-sieurs fois, pouvoit arriver encore ; Sc pour que dans l’avenirles astronomes puisent s’aífurer s’il n’a point paru de nouvellesétoiles , cet homme, qui (a) ne peut être aslez loué , ditPline, osa entreprendre une chose difficile, même à un Dieu,ausus rem eùam Deo improbam , c’est de compter les étoiles ,de marquer leurs distances, & , au moyen d’instrumens in-tentés exprès, de les désigner par leurs positions Sc par leur( gra'ndeur ; afin qu’on pût reconnoître si elles naissent ou péris-sent , ^ elles font en repos ou en mouvement, enfin si leur
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