D E L’A STR O N O M I E MODERNE. i 1 3
comme 5^7, à Carthage comme 7 à 11 (a). Us distinguoientencore les climats par la longueur des jours. En effet depuisTéquateur, ou toute Tannée le jour eff de douze heures , ens’avançant vers le pôle, les jours de Tété s’aggrandissent ; ÔCces climats étant partagés de demi - heure en demi-heure,Ptolémée en compte sept depuis celui de Meroé , où le pluslong jour est de treize heures, jusqu’à Tembouchure du Boris-thènes, où le plus long jour est de seize heures (b). Au-delàles plus longs jours croissent plus rapidement : bientôt ils nese comptent plus par des heures, mais par des mois, jusqu’aupôle, qui ne voit dans toute Tannée qu’un jour &c qu’une nuitde lîx mois.
Hypparque pensa qu’on pouvoit connoîtrc la position d’unlieu íur la surface de la terre, comme on connoissoit la posi-tion d’un point du ciel , occupé par un astre. 11 entrevoyoisque les villes &c les points remarquables du globe étant connuspar leurs longitudes tk. par leurs latitudes, on en pouvoit dresserun catalogue, comme il avoit fait pour les étoiles. Une idéele mena à Tautre , Le la premiere entreprise achevée Tayantrendu hardi , il proposa la seconde , &C en laissa l’exécution àses successeurs. Cette application heureuse fixa le sort de lagéographie , qui lut de dépendre de Tastronomie. Elle en devintmoins conjecturale , moins assujettie à Terreur des récits desvoyageurs ; Hypparque en fit une science positivé, fondée surdes principes certains.
Si Ton imagine un grand cercle , un méridien qui paffepar le pôle Le par le zénith du lieu , on observera sur ce cercle,par le moyen du gnomon , ou des armilles , la distance duzénith à Téquateur , ou la latitude (e).Quant à la distance de
(a) Riccioli , Almag. T. I, p. 16, • (c) Soit (fe. 8 ) le méridien HSZ , l’équa»
í A? rv» >(/> 1 • L T - . . . ! _ _ Z • _ L A C /■-’_ A s'' 1 ^
(6) P toi. A'mag. Lib. I, cap, xi.
Tome I,
tçui CS, le zénith Z, AS un Gnomon, AC \f,
P