DE L'ASTRONOMIE MODERNE. n 9
l’antiquité, que les étoiles étoient des corps divins , sonnésde la substance du feu éthéré , des corps qui n etoient jamais earepos, mais se mouvoient circulairement (a). Voilà un exemplede ces idées sublimes Sc philosophiques , où l’esprit' seleve delui-même à l’aide.de l’analogie. Il ne faut pas croire que par lemouvement circulaire , il entendit la révolution diurne. Lesanciens ne connoissoient cette révolution que sous le nom demouvement du premier mobile , ils ne regardoient point quece mouvement appartînt aux étoiles, puisqu’elles étoient nom-mées étoiles fixes , mais à la sphere entiere, où les astronomes,Hypparque excepté, les crurent long-tems attachées. II estclair que Possidonius parloit d’un mouvement propre Sc parti-culier à chaque étoile, semblable à celui qu’on a découvertdans Arcturus, Sc que Possidonius a prévu seize cens ans avantcette découverte. Il a vu les astres les plus voisins de la terrese mouvoir dans des cercles , Sc il en a conclu que le mouve-ment ne devoir pas être interdit aux astres plus éloignés , quiétoient de la même nature.
§. XXXVII.
* Possidonius avoir fait attention au phénomène de lagrandeur extraordinaire du soleil Sc de la lune près de l’ho-rizon. Cette observation étoit bien simple Sc sûrement plusancienne que lui ; mais l’explication qu’il en donne lui faitquelque honneur. II attribue cette augmentation de grandeuraux vapeurs de l’atmosphere, qui, en brisant les rayons, enles détournant de leur ligne directe, amplifioient les images {b).On fait aujourd’hui que la réfraction des rayons produit un
(a) Stanlei Hist. philos.ÁthiUes Tatius t cap. iq.
(h) Suabon , Gtographia , Lits»tertio,