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Tome premier.
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HISTOIRE

effet contraire; mais quand la réfraction 6c fes Ioix étoientinconnues , il y avoir quelque mérite à fe tromper ainíì. IIpartoit d’un principe très-vrai, qui est que dans un milieuépais 6e chargé de vapeurs, le rayon visuel fe détourne de faroute , 6e d’autant plus que la densité du milieu est plus grande;car il ajoutoit que si , comme Rincée, on pouvoir voir le soleilau travers des murailles ou d’autres corps solides, il paroîtroitencore beaucoup plus grand (a). Ce philosophe n’apperçut pasque les deux rayons qui viennent à l’œil des deux extrémitésd’un objet, traversant le même milieu , fe détournant dans lemême sens 6c à peu près de la même quantité , ne peuventaugmenter la grandeur de cet objet. Au contraire si dans lesens perpendiculaire à l’horizon , le rayon le plus élevé fe dé-tourne un peu moins que l’autre , cette grandeur est un peudiminuée.

Nous croyons que Poffidonius avoir également fait atten-tion au phénomène qui a lieu dans les nouvelles lunes 6c dansles éclipses de soleil , à cette lumière qui paroît quelquefoisfur la lune 6c la rend visible , quoiqu’elle ne tourne que fapartie obscure vers nous. Dans le premier cas , cette lumièreest celle que la terre éclairée par le soleil renvoie fur la lune;dans le second, cette lumière n’est autre chose que les rayonsdu soleil même , lesquels brisés dans l'atmosphère de la lune ,ou du moins près de fa surface , parviennent jufqu’à nous.Poffidonius difoit que non feulement la lune éroir frappée dela lumière du soleil, à la maniéré des corps solides, dont lasurface feule est éclairée , mais que les rayons de cet astrepénétroient son épaisseur , comme ils feroient à l’égard d'uncorps rare 6c diaphane. On favoit depuis long - tems que la

(») Cléomede , Cyclic. Theor. Lib. U, i.

lune