DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 135
péries des faisons naissent du soleil &C de la lune. Le soleil décritchaque jour à peu près un degré de lecliptique. On a remarquéavec soin tous les changemens qui arrivoient chaque jour, &qui par conséquent répondoient à un degré de l’écliptique ;mais comme ce degré, oìx est le soleil, n’est pas visible, on aremarqué quelles étoiles se levoient, 011 se couchoient le mêmejour, tk. on a lié les prédictions correspondantes à ces phéno-mènes. Ainsi ces changemens font les signes non les causesdu changement de l’atmosphere ; ainsi les influences des astresétoient regardées comme chimériques dès le tems de Geminus.Cet astronome confirme ici ce que nous avons dit dans le dis-cours sur l’astrologie.
Geminus ajoute que ces prédictions n’étoient point géné-rales & dévoient être particulières à chaque climat ; en forteque le lever d’un astre, qui présage ici la pluie, annonce ail-leurs la sécheresse. Ce n’est donc point un ester de l’influencedes astres , qui seroit le même pour toute la terre. Commeon répétoit souvent les observations météorologiques fur les-quelles on avoir fondé les calendriers rustiques, on s’apperçutque les vents 6 c les pluies ne revenoient pas aux mêmes jours ;òc Geminus avertit que les effets , annoncés par les phénomènesdes astres, précédent ou suivent de quelques jours leur appa-rition. C’étoit l’estet du mouvement des étoiles que Geminusne paroît pas avoir connu. On doit donc , continue Geminus ,excuser les astrologues lorsqu’ils se trompent ; ce n’est pointla faute de l’art, mais celle des observations incertaines furlesquelles font établies les prédictions. C’est pourquoi on aimaginé d’avoir recours à différons effets naturels , commeAratus l’explique à la fin de son poème. On a fait des prédic-tions au moyen du cercle qu’on voit autour de la lune, desétoiles tombantes, du vol des oiseaux, Lee. Geminus auroit