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Tome premier.
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i 3 4 HISTOIRE

n’écoient pas au niveau de nos lumières ; concluons donc qu’ilsavoient derriere eux des hommes plus habiles.

§. x L y i.

Le rems qui précede Ptolémée est: encore rempli par quel-ques astronomes ; Agrippa, Ménélaiis observèrent des occul-tations d’étoile par la lune, dans la Bithinie Lc à Rome ; le vieuxThéon de Smyrne fleurit au commencement du second siecle.L’Empereur Claude prédisoit lui-même les éclipses. C etoit alorsle nec plus ultra de la science. II faut avouer que l’aítrologieavoir à Rome plus de crédit que la véritable astronomie. Onen peut conclure que les Romains étoient fort ignorans , dumoins dans cette science.

Cependant on trouve dans Geminus une ligne de démar-cation bien décidée entre l’astronomie Le radiologie (a). Cetastronome regarde l’une comme une science dont les prédic-tions font infaillibles , au lieu que les annonces de l’autre fontsouvent trompeuses. L’une est fondée fur des réglés sures ,l’autre est abandonnée à une observation incertaine. Ce cha-pitre de Geminus est curieux , parce qu’il nous apprend quelleétoit l’opinion des philosophes fur les prédictions de l’altro-logie, même naturelle. II regarde comme des imbécilles ceuxqui pensent que le lever & le coucher des étoiles font les causésdes vents, des pluies èc des autres changemens de l’atmofphere.les exhalaisons, les vapeurs de la terre ne s’élevent point au-delà de la région des nuées , qui est inférieure aux plus hautesmontagnes. Les étoiles font à une distance énorme , &c parconséquent nulle force , nulle influence ne peut venir d’ellesjusqu’à nous. Geminus établit que les vicissitudes ôc les intem-

(-r) la Uranologion , chap. XIV, p. J 5 >