DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 145
cn a dit, 8 c on a du croire que nous avions íurpafle les anciens ;c’est ce que nous allons examiner.
Outre la mesure d’Eratosthenes, qui est: de 250000 stadesl’antiquité nous en a conservé quatre autres : Tune qui estrapportée par Ptolémée , donne à la circonférence de laterre 180000 stades (a); l’autre de Poífidonius en contient240000 (< 5 ); une troisième de 300000 stades est citée parCléomede (c); Sc la quatrième de 400000 stades est due,lelon Aristote (í/), aux anciens mathématiciens. II est d’abordévident que ces stades ne font pas les mêmes. Les moyensles plus grossiers ne font point susceptibles des erreurs qu’ilfaudroit supposer. En mesurant une étendue quelconque, onne peut fe tromper du simple au double. Au commencementdu siecle dernier , avant nos mesures exactes de la terre ,Fernel (e) voyageant dans une chaise, Sc estimant par letems le nombre des tours «le roue , a évalué le degré à56746 toises, Sc n’a commis qu'u ne erreur de 3 2 6 toises.Quoiqu’il y ait fans doute un peu de hasard dans cette exac-titude , les anciens pouvoient employer des méthodes sem-blables. Vitruve (f) nous apprend qu’on connoissoit de sontems une machine pour mesurer l’espace parcouru en voi-ture ; c’est un moyen de précision qui manquoit à Fernel,Sc si avec ce secours, les anciens n’avoient pas été si heureuxque lui, du moins ils ne fe seroient pas trompés de plus dudouble au simple. Les Chaldéens même, qui semblent avoirdéterminé la longueur du degré par le pas d’un homme, neíe font écartés de la vérité que d’environ un dixieme (g). Des
(à) Geog. L I, c. 7,10,1 1. L. VII, c. 5.(é) Cléomede, Cyclic. Thtor. L. I,c. 19,(c) lb'td. c. 11.
Architnede, in Arenario,
Tome, /.
<î) Libr. II de Codo.
(e ) Acad. des Sc. Tom. VII, P. I, p. j,'(s) Architec. Lib. X, c. 14.
(g) Hift de l’Astron. anc. p. 147,
T