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Tome premier.
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j 64 HISTOIRE

que nous transportons à leur íìecle ce qui fait honneur ailnôtre. Nous exposons les vérités que nous avons découvertes jnous rendons la justice que nous croyons due ; nous (ommesaster riches pour faire ces sacrifices. Les vérités de théorie fontpeut-être toutes modernes ; elles renferment une infinité dedécouvertes qui ne paroistent point renouvelées. Nous sem-blons avoir des titres pour une supériorité décidée. Mais quandnous ne les aurions pas, nous ne louons les antiques habi-ta n s de la terre qu’en disant qu’ils nous ont égalés. L’hommetoujours semblable à lui-même , a eu dans tous les tems lesmêmes organes 8c la même perfectibilité ; la race qui finit aeu son printems, comme la jeunesse qui s’éleve : le privilègedu savoir n’a-t-il pu être accordé qu’à nous? Si nous touchonsau plus haut degré de la lumière , ctest une preuve qu’il n’estpoint aú-destus des efforts de Fhomme, c est une preuve qued autres ont pu en jouir comme nous 8c avant nous. L’Europevoit aujourd’hui l’époque la plus brillante des sciences, qu’im-porte à fa gloire que cette époque ait été précédée de quel-qu’autre. N’est-ce pas assez pour nous si le siecle le plus éclairéne nous a point surpastes , 8c si nous trouvons des égaux àpeine dans un siecle de la durée du monde-

§. XIV-

Cette mesure antique, transmise par Aristote étant abso-lument identique avec les quatre autres , 8c particulièrementavec celle qui est attribuée à Polsidonius , on pourroit croireque ce philolophe n a point mesuré la terre. On pourroit ima-giner qu’il n’a fait, comme tant de Grecs íes prédécesseurs,que s’approprier les dépouilles de l’antiquité, 8c les montrerfous son nom y en se parant d’une gloire étrangère ; mais s’il