DE GASTRONOMIE MODERNE. 163
dans I’histoire que les résultats de la combinaison de ces forces,& les effets de la complication des moyens. Les obstacles ontdisparu; on apperçoit à peine les vestiges de la résistance, quia retardé ces esters ; 6í cependant tous ces élémens font né-cessaires pour la solution du problème. Sa nature ne permetni l’application des méthodes géométriques, ni l’espérance d unesolution démontrée. La critique seule, éclairée par la philoso-phie , peut, la balance à la main, procéder à un dénombre-ment 6c à une estimation exacte. Mais si l'on oublie un seulfait, ou si une balance infidelle lui ôte quelque chose de sonpoids, le calcul fera faux, ainsi que le jugement. L’idée quenous proposons d’un peuple antérieur est naturelle ; rien deplus simple que de concevoir un peuple, qui en a précédé unautre. Si les esprits étoient semblables à une table rase, commele demandoit Locke , peut - être cette idée si vraisemblableseroit-elle reçue sans difficulté; peut-être l’idée opposée nerésiste-t-elle que par sa racine antique ÔC profonde. En faitd’opinions , il faut plus d’eftbrts pour combattre que pourétablir. Nous étions nous-mêmes prévenus pour l'opinion an-cienne; 6c si l’on veut juger cette partie de l’ouvrage, il fautfaire ce qu'a fait fauteur en la composant ; il faut s’entourerde la foule des probabilités, appliquer à chacune une inspec-tion attentive , estimer leur poids , leur lumière , l’évidencenaîtra du concours des témoignages , 6c le lecteur éclairé parles faisceaux de rayons réfléchis de toutes parts fur lui , feraentraîné, comme nous Pavons été nous-mêmes par la maíledes probabilités accumulées.
* tz. XIII.
On ne nous dira point que nous dépouillons les générationsprésentes pour illustrer les races les plus anciennes des hommes
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