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Tome premier.
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HISTOIRE

de la 48 e partie de la circonférence; & la distance terrestre desdeux villes, qu’il suppofoit sous le même méridien, étant de5000 staies, il en donna 240000 à la circonférence.

Nous attribuons à Po donius une seconde mesure , égale-ment citée par Cléomede. Lisimachie étoit éloignée de Syennede 20000 stades, c'est a diré, de 6 00 lieues. L’arc céleste,mesuré entre les zéniths , fut trouvé de la 15 e partie de lacirconférence ; il en résulta que cette circonférence étoit de300000 stades. Nous savons tout ce qu’on peut objeéter à cesmesures ; mais les erreurs qui en résulteraient sont trop grandespour être croyables : Poísidonius étoit trop instruit pour neles avoir pas évitées II vint après Eratosthenes , cetoit pourfaire mieux que lui, ou pour supprimer son résultat. En jugeantque ce résultat étoit meilleur que celui d’Eratoíthenes , nousen jugeons comme Ptolémée, qui n’a cité que celui de Possfdonius; enfin nous en jugeons fur ce résultat même, qui estInforme à celui de la mesure citée 'par Aristote , dont nousosons dire que nous avons démontré l’exactitude avec la plusgrande évidence. Des baies de 5000 Lc de 2pooo stade?étoient propres à donner cette exactitude. Si quelque chosepouvoitj faire naître le soupçon , ce ferait la conformité deces deux mesures ent?elles , & avec la détermination trans-mise par Aristote. II y a bien eu sans doute quelque super-cherie de la..part de Poslîdonius. Instruit de cette anciennemesure, ii aura voulu la vérifier; étonné de la trouver si exactepàr deux opérations successives, & faites en grand , il n’áurapoint tenu compte des différences pour s’y conformer. II a.ensuite dénaturé cette ancienne détermination pour la faireoublier ; ilff’a exprimée en stades différons, pour que la diffé-rence des nombres 1 éloignât la comparaison, &C il la donnéecomme son ouvrage.