DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 1S1
de la lune, il inventa une méthode pour les observer; c’estcelle des éclipses partielles. Quand la lune est dans l’éclip-tique , ou très près de ce cercle, elle traverse 1 ombre de laterre par la partie la plus large , elle s’y plonge en entier ; maislorsqu’elle est un peu élevée ou abaissée à ségard du plan dece cercle, elle n’entre point tout-à-fait dans sombre, & n’estéclipsée qu’en partie. Plus la lune est élevée , plus elle a delatitude , moins elle s’éclipíe. II employa deux éclipses où lalune, étant à fa plus grande distance de la terre ,. étoit entréedans sombre la premiere sois , du quart de son diamètre, laseconde de la moitié. II calcula sélévation de la lune au-dessusde l’écliprique, ou les latitudes pour lesinstans des deux éclipses;Sc íupposant que la différence des latitudes étoit égale à ladifférence des parties éclipsées , il eut la valeur du quart dudiamètre de la lune. C’est ainsi qu’il trouva le diamètre de lalune dans fa plus grande distance , ou celui du soleil qui luiest égal, de z P r o" ; ce qui est tout-à-fait près de l’exactû-tude. En choisissant des éclipses arrivées à différentes distancesde la lune à la terre, il eut les variations du diamètre à raisonde ces distances.
Ce que nous devons remarquer , c’est que Ptolémée instruitque les parallaxes augmentent autant que les distances dimi-nuent , n’a pas apperçu que les diamètres suivoient la mêmeraison. II en auroit conclu que les distances , qui résultent deson excentrique Sc de son épicycle, étoient fausses. Pourquoine s’en est-il pas apperçu ? Est ce par ce que les spéculateurs lesplus attentifs ont quelquefois les yeux fermés fur les consé-quences les plus simples; ou bien faudroit-il.croire que Ptoléméen’a point parlé d’une loi, qui détruisait son hypothèse , Sc quisauroit réduit à simpuiflance d’expliquer les apparences, des*mouvemens célestes ì.