HISTOIRE'
§. X I.
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Nous ne pouvons dire à qui appartient la premiere méthodede calculer les éclipses. II est certain que Sulpitius Gallus àRome, 6c Thaïes , dans la Grece, avoient prédit ces phéno-mènes avant Hypparque. Nous ignorons st la méthode rap-portée dans l’Almageste, est plus ancienne qu’Hypparque 6cPtolémée , ou si elle appartient à l’un ou à l’autre de cesastronomes ; tous deux fans doute y ont ajouté quelques per-fections. Mais en lisant l’explication de ces méthodes, n’on-blions pas combien elles ont été utiles. Nous ne parlons pointdes avantages qu’en a tirés la société pour l’obfervation desmouvemens célestes , qui font la base du calendrier ; nousportons notre vue plus loin dans l’antiquité. Nous y voyonsles éclipses frapper tous les peuples de terreur ; le fanatisme6c les malheurs du monde y joignirent des craintes religieuses;6c st des peuples, déjà civilisés, conservent encore cette super-stition , nous pouvons juger ce qu’ont été nos premiers ancêtres.Nous commençons par être ignorans Le timides, l’expériencecrée en nous le courage 6c les lumières. Mais la feule maniéréde guérir les hommes effrayés par les phénomènes de la nature,c’est d’en marquer le moment, c’est fur-tout de répéter cesannonces consolantes, 6c vérifiées par levenement. L esprits éclaire en fe rassurant ; il trouve l’idée de réglé 6c de succes-sion , où ii ne voyoit que celle de désordre 6c de destruction.Celui, qui découvrit l’art de prédire les éclipses, fut donc lebienfaiteur des hommes ; il les délivra de la superstition 6c dela crainte, les plus grands de leurs maux. La preuve de l’an-tiquité de cette invention , c’est que l’ignorance l’a couvertede fes ténèbres ? le bienfaiteur est inconnu. Le fable ne con-serve aucune impression durable ; l’ignorance auísi légere, ne
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