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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 191

un excentrique, en appliquant ici le même mécanisme dont ils’étoit servi pour expliquer les deux équations de la lune.

§. XVIII.

Toutes ses explications du mouvement des planètes fontfondées fur cette invention. 11 commence par les théories deMercure 8c de Vénus. Nous croyons en appercevoir la raison.11 étoit préoccupé de l’immobilité de la Terre, il pensoit quesa malle , inhabile au mouvement , devoit être le centre detout ce qui se meut. Les apparences des trois planètes supé-rieures , Saturne , Jupiter 8c Mars , répondent assez bien àcette supposition ; on les volt, chacune dans les tems qui leurfont marqués, accomplir leurs révolutions autour de la Terre.II n'en est pas de même de Vénus 8c de Mercure. Ces astresfont souvent plongés dans les rayons du Soleil , 8c semblentse cacher dans son sein ; ils raccompagnent sans cesse commefa famille. Mercure, le plus petit, le plus foible , est celuiqui s’écarte le moins ; Vénus distinguée par plus d’éclat , sehasarde à s’éloigner davantage : mais tous deux passent alter-nativement d’un de ses côtés à l’autre , suivent constammentsa course, 8c n’achevent qu’avec lui le tour de la Terre. II étoitévident que ces astres tournoient autour du Soleil ; mais commel’esprit de système nuit à l’esprit observateur, ces phénomènes,pris seulement pour des apparences, durent faire le désespoirde Ptolémée ; il douta qu’il fût possible de les ramener ausystème qu’il avoir choisi : de là pourtant dépendoit le succèsde son entreprise 8c la construction de son édifice ; il commença par le plus difficile.

On ne peut voir ces planètes que lorsqu’elles secartent dusoleil ; ce sont ces digressions , 8c sur tout les plus grandes ,qu’il est utile d’observer. Selon Ptolémée, elles étoient produites