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Tome premier.
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1 9 1 HISTOIRE

par le mouvement dans l’épicycle. II en suivit constammentl’observation , &. il remarqua que les plus grandes de ces digrel-fions n’étoient pas toujours égales, ce qu’il attribue au mou-vement dans 1 excentrique. Ptolémée employa ici les mêmesrellources que dans la théorie de la Lune, un épicycle Sc unexcentrique, dont le centre étoit en mouvement íur un petitcercle. 11 avoit deux choses à représenter , le mouvement réelde Mercure Sc de Vénus : c’étoit la fonction de l’épicycle ; lemouvement de la Terre qu’il transportoit à ces planètes mêmes;c’étoit le mouvement dans l'exce n trique.

Dans les planètes íupérieures , Saturne, Jupiter Sc Mars, lemouvement de la Terre, transporté à ces planètes, s’opere dansl’épicycle,Sc leur mouvement réel dans l’excentrique : mais c’esttoujours le même prinçipç j d changea feulement la méthoded’observer. II ne pouvoir pas prendre les doubles observations deleurs plus grandes digressions, puiíque s’éloignant du Soleiljusqu’à 180 degrés, elles n’en ont qu’une , qui est l’opposition.C’est à cette espece d’observation qu’il s’arrêta, Se c’est la pre-mière fois qu’il en est question dans l’histoire de l’astronomie. IIy avoit de l’adreffe dans ce choix : la rail on qui les lui fit pré-férer, c’est qu’elles offrent des postions qui ne font affectées qued’une feule inégalité , celle qui a lieu dans le zodiaque , cellequi appartient à la planète. Cela est réellement ainsi. Le loleilétant opposé à la planète, Sc la terre entre deux se trouvantdans une même ligne droite, les effets du mouvement de laterre ne se compliquent point avec ceux du mouvement dela planète , Se elle est vue au même lieu , soit de la terre ,soit du soleil. C’est la raison qui fait préférer encore ces obser-vations à toutes'les autres. Ptolémée vit très-bien commenous, que trois de ces observations sufíìsoient pour découvrirtoutes les circonstances du cours de la planète, Sc il résolut

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