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Tome premier.
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, 94 HISTOIRE

taire , ne connoîtra jamais ni les hommes , ni les choses.Tranquilles fur notre globe immobile, comment aurions-nousi’idée de retendue d u monde. En rentrant dans l’égalité pri-mitive , la terre , par ía marche , pourra juger de celle desplanètes ; en parcourant des espaces , elle pourra apprécierd’autres espaces , ôc les connoiiTances s’enchaîneront de nou-veau. En attendant, Ptolémée n’a composé son univers que depièces détachées ; ce font des roues assemblées par un ouvrierqui n’en fait ni les rapports, ni les usages. La fausse supposi-tion de rimmobilité de la terre suspendoit tous les progrès ,& l’esprit humain n’a pas fait un pas à cet égard depuisAristarque jusqu’à Copernic.

§. X X.

Maintenant, après avoir considéré le mouvement derévolution ou de translation'dans le sens de l’écliptique , pas-sons au mouvement en latitude. Les anciens avoient reconnuque les planètes suivoient une route un peu inclinée à l'éclip-tique ; elles s’écartoient tantôt plus, tantôt moins de ce cercle,en cheminant dans leur propre orbite. Ces variations font ceque les anciens appeloient mouvement en latitude ; mais lesapparences en étoient difficiles à démêler pour ceux qui vou-loient que ces planètes tournassent autour de la terre. Enesset le plan de l’orbite des planètes est incliné à 1’écliptique,Le leur latitude varie à raiíon de leur distance au nœud. Cen’est pas tout : comme la terre, par son mouvement, s’éloigneplus ou moins de ces planètes, il en résulte que leur latitudese montre à nous fous un angle plus grand ou plus petit.Ptoiémée apperçut ces différentes variations dans les latitudes,& comme il avoit inventé deux cercles pour représenter lesdeux mouvemens apparens des planètes, il imagina de donner