i s> 8 HISTOIRE
avoieut sondé cette découverte , étant ou inaccessibles auxastronomes Grecs, ou devenues inintelligibles , Hypparque ScPtolémée ont pu regarder l’opinion dépouillée de cet appuicomme une erreur vulgaire ; opinion que Ptolémée a rejetéed’autant plus volontiers, qu’elle détruisent ses hypothèses , oudu moins leur ôtoit cette uniformité Se cette généralité d’ex-plications qui fait le mérite d’un système. Alais, dira-t-on , lìPtolémée, comme il n'est guères possible d en douter , a connul’explication que les anciens Egyptiens donnoient du mouve-ment de Vénus Sc de Alercure , n’étoit-il pas assez éclairépour être frappé de fa simplicité Sc de sa justesse ? C’est quePtolémée sentoit par une elpece d’instinct qu’il y avoit desloix générales pour le mouvement des planètes , Sc que leursthéories dévoient être uniformes ; il voyoit que ces planètesdévoient toutes tourner autour du même centre ; Sc n’ayantpu imaginer que les trois supérieures tournassent autour dusoleil, il penía que les deux autres , par cette loi d’unifor-mité, dévoient circuler autour de la terre. D’ailleurs il ne pen-loit pas qu'u n centre de mouvement pût être en mouvementlui-même, Sc il auroit cru absurde de faire mouvoir des pla-nètes autour du soleil, qu’il mettoit en mouvement commeles autres. Ayant une fois rejeté cette opinion , malgré toutce qu’elle peut avoir de séduisant , il n’a pas dû opposer sasimplicité à des hypothèses dont il excusait la complication.Plus il en a senti le mérite, moins il aura voulu en parier dansson ouvrage , par la crainte d’inspirer de la défiance, ou toutau moins de l’incertitude à ses lecteurs. Voilà les motifs vraisem-blables de son silence.
§. XXIII.
Ptolémée confirma la découverte qu’Hypparque avoit faite