DE L’ASTRONOMIE MODERNE, n;
remontent pas , dans leurs généalogies , jufqu’à Ismaël, ilss’arrêtent à Adnan , l’un de ses descendans , Sc tout curieuxqu’ils font de leurs races , il ne savent rien au-delà de cetteantiquité (a).
Les Arabes en général rendoient un culte aux étoiles ; delà on peut inférer que ce culte Sc la connoitlance des astresqu’il suppose , appartiennent aux Arabes primitifs , qui ontprécédé Ismaël Sc Abraham. II n'est' gueres probable que lafamille d'Ismaël ait apporté cette idolâtrie dans l’Arabie : ellene pouvoit y faire connoître que le vrai Dieu, qui s’étoit mani-festé à Abraham , ou le culte du feu, établi dans le pays quellequittoit.
§. III.
Parmi les astres que les Arabes adoroient, Abulfarage (À)cite le Soleil, la Lune , Jupiter, Mercure , Lc les étoiles Alde-baran , Canope , Sirius. S’il n’a point cité Mars Sc fur-toutVénus qui a tant d’éclat , c’est lans doute par ignorance ;car fans considérer Vénus comme la mere du Dieu qui animela nature , la plus brillante des planètes devoit avoir part àleurs hommages. Le même historien prétend que ces anciensArabes n’étoient point un peuple grossier ; ils cultivoient lapoésie Sc les lettres. Quant à l’astronomie, ils s’occupoient dulever Sc du coucher des étoiles ; ils faifoient attention à cellesqui font opposées, les unes fe levant tandis que les autres fecouchent ; ce qui prouve qu’on avoit quelque connoissance deleurs positions reípectives. Nous pourrions même en inférerencore que les Arabes s’occupoient de la recherche du mouve-ment du íoleil ; car c’est par le moyen des étoiles, qui fe levenc
(a) Hcrbelot, Bibliot. orient, p. izo.
(») Hist. Dinast. p. ioi.